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Sports

Foot : Junior Abou connaît le haut et le bas du DCMP, mais reste fidèle et guide en capitaine cette saison ses coéquipiers pour le maintien

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Joueur phare du Daring Club Motema Pembe depuis 2015, Junior Abou Koné connaît tous les hauts et les bas du club de la capitale congolaise. Malgré les sollicitations de clubs étrangers, le milieu offensif ivoirien est resté fidèle aux couleurs du DCMP, devenant au fil des années une véritable légende vivante du football congolais.

Doté d’un talent technique exceptionnel et d’un sens du leadership hors-norme, Abou Koné a su guider son équipe dans les moments les plus difficiles. Cette saison, alors que le DCMP traversait une période délicate, le capitaine ivoirien a pris ses responsabilités et contribué grandement au maintien du club en Ligue 1 avec des performances décisives.

En 5 matchs cette saison, le capitaine a marqué un but et provoqué deux penaltys.

Doté d’une vision du jeu exceptionnelle et d’une technique balle au pied époustouflante, le numéro 10 des Immaculés s’est taillé une réputation de meneur d’hommes au sein de l’effectif. Véritable capitaine sur le terrain, il a su guider ses jeunes coéquipiers avec sagesse et autorité, les aidant à traverser une saison délicate.

L’histoire retiendra qu’en 2019, c’est grâce à un but salvateur de Junior Abou Koné que le DCMP a pu enfin briser la malédiction des huitièmes de finale de la Ligue des Champions de la CAF, une performance qui restera à jamais gravée dans les annales du club.

À 29 ans, Junior Abou Koné n’a certainement pas dit son dernier mot. Avec son expérience et son talent, nul doute que le meneur de jeu ivoirien continuera d’écrire les plus belles pages de l’histoire du Daring Club Motema Pembe dans les années à venir.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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