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Foot-Feminin : suspendu pour 1 an, Trudon Kaseso, président de DCMP/Bikira contre-attaque
Frappé par la Commission nationale de football féminin, Trudon Kaseso, le président de DCMP/Bikira de Lubumbashi n’en revient pas et qualifie la décision de « paperasse » !
Son équipe, le DCMP Bikira, a participé à la 11e édition de la Coupe du Congo Dames dont la finale a été gagnée le dimanche 09 juin par OCL City.
Dans un point de presse organisée dans son bureau de travail, Trudon Kaseso a évalué ce championnat national qui a connu la participation de son équipe arrivée, finalement, 4e sans avoir joué le match de classement de la troisième place.
« Le championnat n’a pas été bien organisé. Souvent quand les équipes viennent de l’intérieur, on donne une enveloppe. Mais cette année, on n’a rien eu. Le championnat est bien organisé si vous avez respecté les règlements. Malheureusement, ils n’ont pas été respectés », a-t-il fustigé.

Le DCMP Bikira avait, avant la finale, déposé une lettre de dénonciation de deux joueuses dont Trecy Fundu qui était encore sous contrat avec l’équipe d’Attaque Sans Recule, mais elle jouait pour OCL City et Kiesse Ladous d’Espoir de Bandal qui possède deux numéros d’affiliation.
« On m’a donné la lettre ici au bureau le dimanche à 10 h, le jour de la finale, en disant que nous avons rejeté votre lettre qui pose problème sur la forme et en nous demandant de venir jouer à 13 h le match de la troisième place », a martelé Trudon Kaseso.
Et de poursuivre : « Cette joueuse n’a pas été transférée, OCL City devrait être sanctionné. Je n’ai pas un contrat avec la fédération nous sommes des partenaires. Il y a eu violation des textes. Ce qu’ils ont organisé, c’était une activité ludique parce qu’il n’y a pas eu des règles. On a donné la coupe aux équipes qui étaient dans une irrégularité fragrante ».
Pour rappel, l’équipe féminine de Bikira avait aligné moins de sept joueuses lors du match de classement contre JSK/Lualaba. La rencontre ne s’était pas disputé dimanche 9 juin au stade des Martyrs et DCMP/Bikira avait perdu par forfait (3 – 0). La commission d’organisation a décidé d’infliger une suspension d’une saison sportive à cette équipe de Katanga.
Par ailleurs, le président et le secrétaire sportif de DCMP/Bikira sont aussi suspendus pour 12 mois pour avoir saboté l’organisation de ce match de classement.
En outre, DCMP/Bikira est sommé de payer une amende correctionnelle de 500 dollars américains et de réparer le préjudice causé à l’organisateur en payant aussi une autre amende correctionnelle de 300 dollars américains.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
