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Foot féminin : Kabulo Mwana Kabulo à la clôture du tournoi interuniversitaire à Kinshasa
Le Ministre des Sports et Loisirs, François Claude Kabulo Mwana Kabulo, a honoré, le samedi 22 avril 2023 au stade des Martyrs à Kinshasa, les étudiants, en clôturant la première édition du tournoi interuniversitaire de football féminin dénommé « Talent F ».
En finale du tournoi, le match intense entre l’ISAM et l’INBTP a tenu toutes ses promesses, les deux équipes se sont livrées une bataille acharnée, produisant un jeu de qualité. À la fin du temps réglementaire, le score a été d’un but partout. Divine Baguma a ouvert le score pour l’INBTP à la 26e minute et trois minutes plus tard, Elias Ngoyi a permis à l’ISAM de revenir au score, sur un coup de pied arrêté. C’est à la séance des tirs au but que les deux protagonistes se sont départagés : 4 tirs réussis pour les ingénieurs en batiment contre un seul pour les modélistes.
En compagnie de sa collègue de Genre et Famille Mireille Masangu Bibi Muloko, le numéro un des sports congolais Kabulo mwana Kabulo a remis des enveloppes consistantes aux trois premières équipes classées, des médailles et une coupe à l’équipe championne, un geste d’encouragement pour les athlètes.
« Nous sommes honorées par la présence du Ministre des sports. Nous ne pouvons que dire merci pour sa présence. Nous avons organisé ce tournoi dans le but de promouvoir le football des dames au sein des universités et de faire régner un bon climat entre les étudiantes, parce que le football, c’est une discipline qui réunit tout le monde », a déclaré la présidente de la Ligue nationale de football féminin, Olive Kiloha.
Signalons que le go de ce tournoi organisé par la Ligue nationale de football féminin (Linaff), en collaboration avec la représentation des étudiants du Congo (REC) a été donné, le 18 février dernier. Douze universités et Instituts supérieurs y ont pris part.
Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net
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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit
Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.
L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.
De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.
Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.
Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.
La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
