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Actualité

Fondation Denise Nyakeru réhabilite le Centre féminin Maman Antoinette : 3,8 millions USD engagés

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La Première Dame de la République a procédé à la pose de la pierre pour la réhabilitation du Centre
Marie Antoinette MOBUTU de Limete.

Une réhabilitation qui s’inscrit dans le cadre des axes Education et Autonomisation de sa vision « PlusFortes ».

Endommagée par les pluies diluviennes du 7 février 2020 et longtemps restée à l’état de quasi abandon, cette institution va recevoir une véritable cure de jouvence dans les prochains jours. Relevons que le délabrement avancé de ses infrastructures empêchait le bon déroulement de ses activités.

Cette première phase concerne la réhabilitation de 4 bâtiments sur les 11 à refectionner.

Le coût pour l’ensemble des travaux d’infrastructures est évalué à 3,8 millions dollars américains. Les ressources mobilisées à ce jour s’élèvent à 1,100 millions dollars américains.

Pour rappel, un appel d’offre national avait été lancé pour la sélection des prestataires du secteur des bâtiments et travaux publics. A l’issue de ce processus de sélection les 4 prestataires suivants ont été retenus pour l’exécution des travaux :
STC, EMELEC, SAF SARL et ATCC.

Notons que cet établissement de l’État organise l’enseignement de la maternelle aux humanités , les cours de rattrapage scolaire et l’enseignement supérieur à l’Institut Supérieur d’Enseignement Technique, Art et Métiers « ISETAM » notamment à travers les filières Coupe et couture, Pédagogie générale, Commerciale, Informatique, Hôtellerie, Restauration, Esthétique & coiffure et Hôtesse d’accueil.

Ce centre assure également la formation des filles mères et des filles issues des familles à faible revenu pour contribuer à leur réinsertion sociale.

La Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi reste néanmoins ouverte à tout potentiel partenaire désireux de participer à ce projet, qui a pour but l’autonomisation de la femme et la jeune fille.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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