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Société

Fond national de réparation en faveur des survivants de violences sexuelles : La Commission ad hoc mise en place à l’issue de la table ronde inclusive déjà opérationnelle 

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L’une des recommandations de la table ronde inclusive tenue en octobre dernier était de créer une Commission ad hoc multi-sectorielle sous les auspices du Président de la République et sous la coordination du Bureau du conjoint du Chef de l’Etat, avec la participation effective des survivants, des membres de la société civile, des experts en réparation et autres experts thématiques chargés d’étudier et de suivre les questions relatives à l’implémentation du Fond national de réparation ainsi que les questions connexes à l’élaboration de la politique nationale de réparation telles que formulées au cours de ces assises.

Une rencontre a donc eu lieu vendredi avec tous les membres de la commission ad hoc, sous la présidence du Directeur de cabinet du Chef de l’État pour réfléchir autour des objectifs, du fonctionnement et de la création de la loi qui va accompagner ce fond.

A l’issue de cette réunion, trois sous-commissions ont été créées avec chacune une thématique à savoir :

La loi, le fonctionnement et les sources de financement.

La commission ad hoc  a six (6) mois pour terminer ce travail.

Ces avancées qui posent les jalons d’un tournant non seulement historique mais aussi décisif de la RDC en rapport avec les victimes des violences sexuelles, est une satisfaction pour la Première Dame de la République qui en est l’initiatrice mais surtout pour les survivantes qui, leur espoir, voit enfin le bout du tunnel.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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