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Politique

Fonctionnaires fonciers : La ministre Acacia Bandubola tape du poing sur la table pour mettre fin au désordre provincial

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Face à la confusion entretenue par plusieurs gouverneurs de province, la ministre d’État en charge des Affaires foncières, Acacia Bandubola, a présenté une note d’information au 39ᵉ Conseil des ministres du gouvernement Suminwa, tenu le 11 avril 2025. Objectif : Mettre un terme à l’anarchie dans la nomination des agents et cadres des circonscriptions foncières.

Dans ce document, la ministre dénonce vigoureusement les nominations illégales opérées par certains gouverneurs et autorités territoriales, en violation flagrante des lois en vigueur. Elle a ainsi sollicité du Conseil une interdiction formelle de ces pratiques, rappelant que seul le gouvernement central, via le ministre national des Affaires foncières, est habilité à procéder à ces désignations.

L’article 225 de la loi foncière est clair : chaque circonscription est administrée par un conservateur des titres immobiliers, fonctionnaire d’État nommé par arrêté du ministre de la Fonction publique et affecté par le ministre des Affaires foncières. C’est lui – et lui seul – qui peut délivrer les certificats d’enregistrement. Toute autre personne se livrant à cet exercice outrepasse la loi et usurpe une fonction.

Les articles 203 point 16 et 204 point 8 de la Constitution, souvent invoqués par les autorités provinciales pour justifier leur ingérence, sont mal interprétés. Ils établissent une compétence concurrente entre le pouvoir central et les provinces, mais dans le strict respect de la législation nationale. Or, l’article 93 de cette même Constitution confère aux ministres nationaux le pouvoir d’agir ès qualités.

Forte de la lettre de mission reçue de la Première ministre Judith Suminwa, la ministre Acacia Bandubola a informé le Conseil de sa détermination à restaurer l’ordre légal en prenant les mesures qui s’imposent. Le Conseil des ministres, présidé par le chef de l’État Félix Tshisekedi, en a pris acte après débats et délibérations.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

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« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.

« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.

Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »

Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.

Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».

La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.

Blaise ABITA ETAMBE

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