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Folles rumeurs sur la présence des rebelles à Kasumbalesa : Le maire de la ville invite la population au calme et à la tranquillité
Psychose générale à Kasumbalesa ce jeudi 16 novembre 2023 en début d’après-midi. Des élèves ont été libérés dans les écoles en catastrophe, alors que des activités commerciales paralysées.
À la base : des faux bruits sur l’entrée de Maï Maï Bakata Katanga à Kasumbalesa. En réalité, il s’agissait d’un groupe des personnes portant des tenues traditionnelles en procession pour l’enterrement d’un notable de leur village Hemba dénommé Kitoko Golbert.
Devant cette situation, le maire de la ville de Kasumbalesa, Maître André Kapampa, a lancé un message au calme et à la retenue à ses administrés.
Pour André Kapampa, la population doit être tranquille et éviter des spéculations des réseaux sociaux qui visent à perturber la quiétude de la population surtout pendant cette période pre-électorale. » Nous devons mettre un terme au soulèvement, ne cédons pas à la provocation de l’ennemi. Sur les réseaux sociaux circulent des fausses informations. Le chef de l’État a besoin de la paix pour des élections générales, nous demandons aux services de sécurité de faire le possible pour le maintien de la paix », souligne André Kapampa.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
