Politique
Floyd Issa Kabuya : L’Homme qui agite les fondations de Kinshasa pour un renouveau radical
Dans l’effervescente scène politique de la ville-province de Kinshasa, une figure se distingue nettement : Floyd Issa Kabuya, le candidat gouverneur qui bouscule les conventions établies. Son engagement résolu à transformer la capitale congolaise en mettant l’accent sur l’assainissement urbain marque une rupture franche avec les pratiques passées.
Kabuya, avec une détermination sans faille, positionne la santé des Kinois au cœur de son programme politique. En insistant sur la propreté et l’hygiène de la ville, il aspire à réduire drastiquement les maladies liées à un environnement insalubre. Son mantra est clair : investir dans la prévention aujourd’hui pour économiser des millions en soins de santé demain.
En remettant en question le statu quo, Floyd Kabuya propose une vision audacieuse où les ressources allouées aux soins de santé pourraient être réaffectées vers des initiatives éducatives et culturelles innovantes. Pour lui, la santé des habitants de Kinshasa ne devrait pas être une dépense superflue, mais plutôt un investissement judicieux pour garantir un avenir florissant à cette métropole dynamique.
Alors que certains pourraient voir ses idées comme radicales, d’autres les considèrent comme une bouffée d’air frais dans un paysage politique souvent sclérosé. Floyd Issa Kabuya incarne un changement nécessaire, un leader prêt à défier les conventions pour ouvrir la voie à une ville de Kinshasa plus saine, plus prospère et plus vibrante. Que son parcours électoral soit couronné de succès ou non, une chose est certaine : il secoue déjà les fondations de la ville et éveille l’espoir d’un avenir meilleur pour tous.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle
Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.
« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.
Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.
Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.
Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.
Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.
L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».
La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?
Blaise ABITA ETAMBE
