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First Lego League : Kinshasa a accueilli la 1ère compétition internationale, pari gagné par Sandrine Tshiamala

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L’entreprise spécialisée dans l’éducation aux sciences et aux technologies en République démocratique du Congo, dénommée KOLESHA SARLU, a organisé ce samedi 16 mars, sur le site Texaf Bilembo, la première compétition internationale dite « FIRST LEGO LEAGUE » sous le thème annuel « MASTER PEACE ».
Plusieurs partenaires, dont le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, les différents sponsors, les membres du jury et l’équipe KOLESHA SARLU, ont pris part à cet événement.
 
FIRST LEGO LEAGUE a rassemblé des génies en herbe en provenance des écoles de Kinshasa ayant présenté leur souscription. Elle a réuni deux équipes comportant chacune deux sous groupes, dont la première dite « Explore », composée des écoliers de 7-10 ans avec pour sous groupe « Crocs et Royal Star ». La seconde équipe « Challenge » a renfermé les élèves de 11-17 ans avec pour sous-groupe les « Bobies » et « Girls power ». Ces deux équipes ont eu pour mission de relever, planifier, construire et programmer des robots destinés à remplir les défis humanitaires, scientifiques et techniques.

L’art était à l’honneur et les jeunes équipes ont été conviées à apporter de la créativité dans les créations et les partages artistiques à travers le monde.

Dans l’objectif de rester sur ces valeurs, de stimuler la créativité et l’intérêt des équipes et des parents, les appréciations ont été données par des membres du jury dans la visée de challenger les quatre groupes et de les initier à l’art de la présentation d’un projet de robotique.

Les quatre meilleures équipes se sont qualifiées pour la grande finale internationale où ils pourront présenter leurs projets devant un jury d’experts et ont reçu des prix de créativité et d’innovation.

Cependant, l’équipe dénommée Bobies a reçu le trophée des grands gagnants.

Pour la créatrice de la structure, Sandrine Tshiamala, ces assises représentent leur dévouement face aux jeunes de la République et ouvrent la voie à l’extension du projet vers d’autres territoires de la RDC.

_La compétition robotique FIRST LEGO LEAGUE est un exemple éclatant de notre engagement et permet à nos enfants de se mesurer à leurs pairs du monde entier. Nous voulons donner des compétences aux enfants congolais, les compétences dans le numérique, puisque le numérique est le futur. Notre système éducatif pour le moment n’a pas ces bases-là. Et nous nous battons tous les jours avec les ministres et les écoles pour inclure les codages et la programmation dans le système éducatif. »_

Et de poursuivre :

_ »Nous aimerions que ça soit aussi provinciale, régionale et après nationale. La prochaine édition sera d’abord provinciale puis nationale, reflétant notre désir d’élargir notre impact et de renforcer nos objectifs »_, a dit Sandrine Tshiamala, fondatrice de KOLESHA SARLU et initiatrice de l’événement.

Pour l’ingénieur Chadrack Ezikola, ce programme inculque des valeurs essentielles aux jeunes générations pour des avenirs et des carrières techniques et scientifiques approuvés.

_Cette compétition réunit des jeunes esprits et passionnés de la robotique. La participation des jeunes à ce défi développe non seulement des compétences techniques en matière de construction et de programmation de robots, mais ils apprennent également des valeurs essentielles telles que le travail d’équipe, le respect mutuel et la résolution de problèmes complexes pour des nombreuses vocations scientifiques et techniques parmi la jeunesse congolaise._

Il sied de rappeler que KOLESHA SARLU est une structure éducative spécialisée dans la formation aux sciences et aux technologies en RDC sous sa branche Play and Code Academy RDC qui met à la disposition des enfants de 0 à 7 ans inscrits dans son centre des ateliers et des pratiques sur la robotique et la programmation et les équipe en ce qui concerne les STEAM (sciences, technologies, ingénierie, arts et mathématiques). Elle vise à étendre ses activités dans plusieurs provinces de la RDC en vue d’une formation inclusive de chaque enfant congolais par des ateliers parascolaires pour le développement économique et technologique de la RDC.

Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET

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Horreur à Kisenso : Josué Kaniki condamné à mort pour le meurtre et l’anthropophagie de sa mère

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Le verdict est tombé comme un couperet. Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete, siégeant en audience foraine dans la commune de Kisenso, a condamné ce jeudi 26 février Josué Kaniki Kasongo à la peine capitale pour le meurtre suivi d’anthropophagie de sa propre mère. Une décision lourde, à la mesure de l’onde de choc provoquée par cette affaire macabre.

Un procès en flagrance sous haute tension

Organisé en procédure de flagrance, le procès s’est tenu devant une foule compacte, massée pour assister à cette audience hors norme. L’émotion était palpable dans la salle comme à l’extérieur du tribunal.

La juridiction a retenu deux infractions majeures :

– Le meurtre,

– L’anthropophagie, soit la consommation de chair humaine.

En appliquant la règle du cumul des peines, le tribunal a décidé de ne prononcer que la sanction la plus lourde : la peine de mort.

En outre, le condamné devra verser 50.000 dollars américains à la partie civile à titre de dommages et intérêts. Son arrestation immédiate a été ordonnée à l’issue du prononcé du verdict.

« Je n’ai jamais tué ma mère »

Tout au long de l’audience, Josué Kaniki Kasongo a plaidé non coupable. Visiblement agité, perturbé par les réactions bruyantes de la foule, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « complot monté de toutes pièces » par le responsable de l’immeuble où il résidait avec sa mère, en complicité avec le ministère public.

Il a également rejeté l’existence d’une dette de 10.000 dollars qu’il aurait contractée auprès de sa mère, affirmant entretenir avec elle des relations harmonieuses.

« Je n’ai jamais tué ma mère et je ne pourrais jamais le faire », a-t-il déclaré à la barre, dénonçant une affaire fabriquée pour le discréditer.

Le tribunal a toutefois relevé plusieurs incohérences dans ses déclarations.

Une macabre découverte après l’alerte des voisins

Selon le responsable de l’immeuble R+4 où vivaient le prévenu et la victime, l’intervention policière a été déclenchée après les plaintes répétées des voisins, incommodés par une forte odeur émanant de l’appartement.

D’après les autorités, le corps de la victime aurait été découpé. Une partie aurait été brûlée, tandis qu’une autre aurait été conservée dans un congélateur.

L’opération policière aurait débuté aux alentours de 4 heures du matin, après l’alerte donnée par les habitants du quartier. Ces éléments ont été confirmés par le ministère public ainsi que par un officier de police judiciaire du commissariat de Kisenso 1.

La question des troubles mentaux

Au cours des débats, le prévenu a affirmé avoir souffert de troubles mentaux par le passé. Son avocate, Maître Joyce Isio, du barreau de Kinshasa/Matete, a plaidé l’irresponsabilité pénale pour cause de troubles psychiques.

Selon la défense, si ces troubles étaient établis, ils pourraient constituer une cause de non-imputabilité et exonérer son client de toute responsabilité pénale.

Un argument qui n’a manifestement pas convaincu le tribunal.

Une commune sous le choc

Âgé d’une trentaine d’années, Josué Kaniki Kasongo avait été interpellé mercredi dernier. Depuis l’éclatement de l’affaire, la commune de Kisenso reste profondément marquée par ce drame familial d’une rare violence.

Au-delà du quartier, c’est toute la ville qui s’interroge : comment un tel acte a-t-il pu être commis dans un immeuble d’habitation, sans que l’horreur ne soit immédiatement décelée ?

L’affaire, désormais tranchée en première instance, pourrait encore connaître d’autres développements judiciaires.

Glodi Bukasa Mawila/CONGOPROFOND.NET

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