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Filmer plutôt que fuir : Le syndrome de la foule inconsciente !
Kinshasa, une fois encore, a offert au monde une scène dont elle seule détient le secret : celle où la tragédie se transforme en comédie, où le danger devient divertissement, et où la peur se mêle aux éclats de rire d’une foule inconsciente.
Le jeudi 16 octobre 2025, au rond-point Victoire, dans la commune de Kalamu, un braquage s’est produit à la Rawbank, un événement grave, qui aurait dû susciter la panique, la prudence et la solidarité citoyenne autour de la sécurité des personnes.
Mais non. Kinshasa a préféré le spectacle.
Au lieu de fuir, une partie de la population s’est attroupée, téléphones en main, pour filmer la scène, commenter, rire, chanter, crier, imiter les policiers. Certains, sans mesurer la gravité de l’instant, se sont même approchés, comme s’il s’agissait d’un tournage de film d’action plutôt que d’un événement réel où des vies étaient menacées.
D’autres, dans une ironie presque tragique, applaudissaient, plaisantaient, ou se réjouissaient du chaos ambiant, oubliant que les balles perdues n’épargnent ni les curieux ni les spectateurs.
Et pendant ce temps, des citoyens innocents, pris en otage à l’intérieur de la banque, vivaient l’enfer. Pendant ce temps, la peur, la panique et la violence se déchaînaient dans une indifférence populaire presque complice.
La scène, digne d’un théâtre improvisé, montrait une ville sans repères, une population sans conscience du danger, une société qui confond le réel et le spectacle.
Kinshasa devient ainsi un immense amphithéâtre où la tragédie du quotidien se joue sous les applaudissements d’un public désensibilisé. L’absurdité atteint son comble lorsque la mort, le crime et la peur deviennent matière à moquerie ou à curiosité.
Où est passée la maturité civique ? Où est la conscience citoyenne ?
Ce comportement collectif révèle une irresponsabilité inquiétante : celle d’un peuple habitué à l’anormal, immunisé contre la gravité, qui préfère filmer plutôt que fuir, rire plutôt que réfléchir.
Un drame transformé en cirque, une scène de crime devenue divertissement.
Kinshasa, ce 16 octobre, n’a pas seulement été le théâtre d’un braquage : elle a été le miroir d’une société en dérive, où la conscience s’efface devant le besoin de spectacle.
Et c’est là, sans doute, le plus grand des dangers : quand la folie devient banale, et que le sang coule sous les applaudissements.
Régis MBUYI NGUDIE (Philosophe – Communicologue – Penseur libre)
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Nécrologie : Christine Ngefa Ayipangoto sera inhumée ce samedi 2 mai à Kinshasa
La nouvelle a plongé familles, proches et connaissances dans une profonde consternation. Madame Christine Ngefa Ayipangoto est décédée de manière inopinée à Kinshasa, le samedi 25 avril 2026. L’annonce officielle émane des familles Masiala Charles et Ngefa Galaekebi, ainsi que de son frère, Guillaume Ngefa Atundoko Andali, actuel ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux.
Décrite comme épouse, mère, fille et sœur dévouée, la disparition de Christine Ngefa Ayipangoto laisse un vide immense au sein de ses proches. Le communiqué nécrologique souligne la douleur ressentie par les siens face à cette perte brutale, qui a suscité une vive émotion dans leur entourage social et professionnel.
Le programme des obsèques prévoit une veillée mortuaire le vendredi 1er mai 2026 à la salle Koffi, située dans la commune de la Gombe. Cette étape permettra aux proches, amis et connaissances de rendre un dernier hommage à la défunte dans un moment de recueillement.
L’inhumation interviendra le lendemain, samedi 2 mai 2026, après la levée du corps à la morgue du Cinquantenaire. Christine Ngefa Ayipangoto sera conduite à sa dernière demeure à la nécropole « Entre Terre et Ciel 1 », dans la commune de la N’sele. En cette circonstance douloureuse, les familles invitent chacun à s’unir dans la prière, avec ce message simple mais fort : que son âme repose en paix.
La rédaction de CONGOPROFOND.NET présente ses condoléances au ministre d’État Guillaume Ngefa.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
