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Société

FIKIN : La 45ème Édition s’ouvre ce 10 décembre à l’Échangeur de Limete

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En attendant la fin des travaux de réhabilitation de la Foire internationale de Kinshasa( FIKIN), la 45ème édition foraine de cette entité culturelle se déroulera à l’Échangeur de Limete du 10 décembre 2023 au 10 janvier 2024 sur le thème  » Renaissance socio- économique et culturelle pour un Congo émergent ». Cette édition foraine, a appris CONGOPROFOND.NET, s’effectue sous le haut patronage du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, le ministère du Commerce extérieur et la direction générale de la Fikin.

Au programme : des expositions des ministères et entreprises de l’État, des expositions et ventes pour les opérateurs économiques de tous les secteurs, des ventes des kiosques, du divertissement pour adultes et enfants, des parcs de jeux et enfin des concerts et ventes promotionnelles des articles.

Les travaux de réhabilitation de la Fikin, convient-il de rappeler, ont vu le jour en mars dernier et sont assurés par la firme turque Milvest qui a la charge de moderniser ce patrimoine congolais. Ce projet comprends la construction d’un centre d’exposition, d’un parc d’attraction, d’un centre de conférence, d’un centre commercial, d’un hôtel, etc.

Notons que la Fikin est une structure publique de la RDC à but culturel, commercial, agricole, artistique avec pour visée la participation à la promotion des produits congolais et l’organisation des foires provinciales, nationales et internationales dans le but d’offrir un espace de rencontres nationales et internationales, de promotion économique et d’activités culturelles et scientifiques.

Il convient de noter, enfin, qu’après son pillage de 1991 1993, la Fikin s’est vue démunir de toutes ses ressources. Pour cela sa réhabilitation s’est avérée essentielle.

Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET 

À la Une

Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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