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Fiasco militaire rwandais aux Plateaux : une expédition fatale
Dans un événement tragiquement révélateur, une troupe de militaires rwandais s’est aventurée vers les Hauts et Moyens Plateaux du territoire de Fizi, Mwenga et Uvira, pour y rencontrer une fin dévastatrice. Ce qui aurait pu rester un acte de bravoure s’est transformé en une erreur fatale. En l’absence de munitions suffisantes et de renforts, la troupe a été décimée.
Les scènes macabres ont choqué par leur brutalité, tandis que les corps mutilés témoignaient d’une débâcle totale, un désastre militaire et des vies sacrifiées pour rien. Ce fiasco a immédiatement déclenché la colère du président rwandais Paul Kagame. Dans une manœuvre politique sans équivoque, le Général Ruki Karusisi, jadis commandant des forces spéciales, a été promptement démis de ses fonctions.
Il est remplacé par le Colonel Stanislas Gashugi. Le Général Ruki Karusisi paie le prix de cette imprudence stratégique et de l’humiliation nationale rwandaise sur le sol congolais. Le fiasco sur l’axe Kaziba-Rurambo a non seulement coûté la vie à plusieurs officiers supérieurs, subalternes et soldats rwandais, mais il a aussi représenté une catastrophe militaire aux proportions inédites.
Le vain sacrifice de ces hommes, parmi eux, le Colonel Rukara, égorgé lors d’un sabotage, met en exergue les failles dans la planification et l’exécution des missions bien au-delà de Kitoga. Sans ressources ni renforts, ces vies ont été gaspillées dans un tourbillon de chaos et de violence. Le mythe de l’armée rwandaise imbattable s’est effondré par cette incompétence tactique.
Selon Paul Kagame, l’échec retentissant de cette opération incarne une faiblesse majeure, celle du Général Ruki Karusisi, à qui revient la responsabilité de cette défaite. Ce remaniement brutal dans le commandement militaire souligne la volonté du président Rwandais de rétablir l’ordre et de redresser la réputation ternie de son armée déployée sur le sol congolais et occupant la riche région du Kivu.
En résultant, cette tragédie militaire soulève des questions fondamentales sur l’intégrité stratégique et la gestion des ressources humaines au sein de l’armée rwandaise. Une leçon amère à retenir, cela marque un point critique pour une armée qui doit maintenant panser ses plaies tout en réfléchissant profondément à sa direction future. Quand les préparatifs sont négligés, la bravoure se transforme en désastre.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
