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Festival Tongwenya : Kinshasa capitale africaine de l’humour et de la caricature les 7 et 8 août 2026
Kinshasa s’apprête à vibrer au rythme du rire intelligent et du trait incisif. Les 7 et 8 août 2026, l’enclos de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa accueillera le Festival International Tongwenya, un événement culturel majeur consacré à la caricature, au dessin de presse, à l’humour, au stand-up et au one-man-show.Pendant deux jours, la capitale congolaise ambitionne de devenir l’un des épicentres africains de la créativité visuelle et de la satire sociale.
Un festival entre rire, analyse sociale et célébration artistique
Tongwenya ne se limite pas au divertissement. Il se veut un espace de détente, d’évasion et d’analyse sociale, où le rire devient un outil de réflexion. Caricaturistes, humoristes professionnels, passionnés d’art graphique et grand public s’y retrouveront dans une atmosphère conviviale et festive.
Dès 10h00, les portes seront ouvertes au public. Un protocole professionnel orientera les visiteurs vers :
– L’exposition de caricatures dans la salle « Promo »
– Les différents stands de détente
– Les espaces de jeux pour enfants
– Les espaces gastronomiques proposant brochettes de cabri, chikwanges à la mayonnaise, jus et boissons.
À 18h00, place au spectacle d’humour, avant une montée en puissance musicale portée par un concert gospel. Une ambiance paradisiaque annoncée par les organisateurs.
Les têtes d’affiche : un plateau international
Le parrain de cette première édition n’est autre que Gohou Michel, figure emblématique de l’humour africain, présent sur scène durant les deux jours.
Première soirée (7 août)
– Boukary (Côte d’Ivoire)
– Deperpignan (Côte d’Ivoire) et tant d’autres artistes congolais francophones.
Deuxième soirée (8 août)
– Felix Kissabaka (RDC), également Maître de cérémonie, ainsi que plusieurs figures de l’humour congolais.
Un plateau qui mêle expérience internationale et talents locaux.
Les caricaturistes : le trait qui fait mouche
La dimension visuelle du festival s’annonce tout aussi prestigieuse avec la participation de caricaturistes venus de plusieurs pays :
– Kroll (Belgique)
– Pahé (Gabon)
– Thembo Kash (RDC)
– Philma (RDC)
– Dick Esale (RDC)
– Mami (Afrique du Sud)
– Legwen (RDC)
– Rod (RDC)
– Hallain (Belgique)
– Patou Mobenga (RDC)
– Fortunat Muko (RDC)
– JD Luba (RDC)
Le public pourra découvrir des œuvres qui interrogent, dénoncent, amusent et provoquent la réflexion.
La touche musicale : le gospel pour sublimer le rire
Le festival sera également ponctué par des prestations musicales d’envergure.
Une alliance entre humour et spiritualité musicale qui promet une atmosphère singulière. Les 7 et 8 août 2026, Kinshasa ne rira pas seulement : elle pensera, dessinera et célébrera.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
