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Festival Bosangani 4ème Édition : Les danses du Royaume Kongo exhumées à Kinshasa du 9 au 16 septembre
Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, accueille du 9 au 16 septembre l’un des plus grands festivals de danse, le Festival Bosangani, d’artistes sous le thème « Royaume Kongo ».
Ouvert ce lundi 9 septembre, plusieurs artistes locaux et internationaux sont attendus pour partager leurs talents avec les amoureux de l’art de Maurice Béjart autour du thème « Royaume Kongo ». Objectif : faire un retour aux sources et mettre en avant l’histoire et les origines du peuple Kongolais, à travers des spectacles, performances extérieures, concerts et bien d’autres œuvres culturelles et artistiques.
Fruit d’une collaboration entre la Suisse et la RDC pour renforcer les liens culturels entre les artistes de ces deux pays pour une mobilité artistique, l’événement accueille plusieurs artistes danseurs internationaux venus de la Suisse, de la France, de la Belgique, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso.
Au programme: Des masterclass dispensées par des mentors internationaux et locaux aux professionnels de la danse, des spectacles, concerts, ateliers et débats constructifs autour du thème annoncé. Ainsi que des performances urbaines à la rencontre d’un nouveau public, y compris des battles hip hop all styles.

Dans l’objectif de changer des mentalités pour une capitale développée dans le secteur de la culture et des arts, le festival se tiendra, selon les horaires, dans plusieurs centres événementiels et culturels de Kinshasa. En l’occurrence, l’Institut français, le Centre culturel Andrée Blouin, l’École belge, l’ambassade de Suisse, Wallonie-Bruxelles, Picasso Beach…
Ce festival, rappelons-le, a été initié, depuis plusieurs années après ses études de danse en Belgique, par la danseuse Jolie Ngemie, appelée par son nom de scène « Jolie la Panthère », avec pour mission de participer au développement culturel de la RDC et de mettre en avant les talents artistiques de Kinshasa. Le Festival Bosangani réunit des danseurs professionnels et amateurs pour des prestations qui vont au-delà d’un simple mouvement.
Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
