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Economie

Fermeture momentanée de la SACIM : Ngoyi Kasanji veut monter la population de Mbuji-Mayi contre F. Tshisekedi

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Alors que le dossier “Société Anhui/Congo d’investissement Minier” (Sacim) fait grand bruit dans l’univers sociopolitique, des analystes indépendants sont montés au créneau pour révéler les dessous de cartes de cette affaire. A les en croire, en effet, c’est le sens élevé du patriotisme de l’actuel président de la République, Félix TSHISEKEDI, qui met très mal à l’aise certains Congolais véreux, égoïstes et, haineux qui hier se croyant intouchables avaient réussi à mettre ce pays à genou. Aujourd’hui, ils sont tous rattrapés par l’ampleur de leurs actes commis antérieurement.

En bonne place, affirment-ils, sur la liste figure Ngoyi Kasanji dit “Tonton Ngokas”, le prince mouvant dans un territoire conquis entre 2007 et début 2019.

Selon eux, le Tout-Puissant gouverneur du Kasaï-Oriental pendant 12 ans sous Joseph Kabila est parmi les gens qui ont laissé le Congo perdre tout son dû dans le partenariat sino-congolais appelé SACIM. Un acteur notoirement connu comme soutien de l’ancien régime et même défenseur attitré des intérêts de la famille Kabila à Mbuji-Mayi.

Que prévoyait le partenariat Sino-Congolais dit SACIM ?

Rappelant qu’il était prévu un partage équitable de 50% pour chacune des parties c’est-à-dire : Chine 50% et RDC 50%, ces observateurs précisent, cependant, que jusqu’à l’avènement du président Tshisekedi à la magistrature suprême en début 2019, cela n’a pas été exécuté.

Par le passé, indiquent-ils, toute la production se vendait à l’extérieur du pays et la part sensée revenir à la RDC, profitait plus à un “Monstre” qui était très décidé  de voir les Congolais, habitant l’espace Kasaï, croupir dans une forêt noire de misère.

Pour palier cette sorte d’injustice infligée à tout un peuple, il avait plu au Chef de l’État ainsi qu’à son gouvernement de créer des Tenders qui, au finish, devraient inscrire notre pays dans la perspective de l’installation et du développement d’une bourse des substances minérales  encadrée par le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification ( CEEC).

Par ailleurs, les données objectives démontrent à ce jour que les recettes perçues par le trésor public sont de loin supérieures à celles réalisées avant.

Plusieurs congolais peuvent se demander pourquoi créer alors les Tenders ?

Précisons que les Tenders  sont à nos jours régis par une norme qui a été prise en raison des bavures constatées sous la période de l’ancien régime. L’idée du nouveau pouvoir de Kinshasa était de créer des espaces favorables de vente pour permettre, cette fois-ci, à tout  acheteur capable de conclure le marché, de le faire librement sans la moindre contrainte et selon les termes de l’arrêté N°0049/CAB.MIN/MINES/01/2022, pris en date du 22 février 2022, fixant la réglementation sur les Tenders des substances minérales encadrées par le CEEC.

Pourquoi Ngokas le Kabiliste se fâchent-il ?

L’un des acheteurs  du diamant de la Sacim, à l’époque où il n’y avait pas d’ouverture s’appelait un certain Kalambayi qui n’est pas à confondre avec le post-nom de la ministre  des Mines dont le nom complet est Antoinette N’Samba Kalambayi.

Alors seul le fameux Kalambayi achetait les grosses  pierres produites par la Sacim et devinez pour le compte de qui?….eh ben de Ngoyi Kasanji qui en même temps était propriétaire d’une société  minière dénommée SOGEWIZ, opérant dans le périmètre du polygone espace appartenant à la Miba. Ladite société ne payait ni taxe ni impôt et pire encore, elle n’avait même pas de siège social. Cependant, les autres Congolais, eux, ne pouvaient que se contenter d’acheter des petites pierres.

Donc la décision de l’ouverture de la vente des diamants de Sacim avec la création des Tenders, jadis réservé à 4 opérateurs nationaux, ne pouvait que l’énerver parce qu’aujourd’hui le changement est bien au rendez-vous à Mbuji-Mayi car ceux qui achètent les différentes pierres, selon leurs capacités financières et au vrai rythme de la dynamique des prix sur le marché, sont des Congolais de toutes les origines qui investissent sur place.

Ngoyi Kasanji, le bourreau des Kasaïens, qui veut se faire passer pour un saint

Il est marrant que quelqu’un qui est le représentant du peuple puisse militer pour ses propres intérêts. Nul n’ignore que Ngokas dont L’ADN est celui d’un trafiquant de diamant et qui était devenu  par opportunisme gouverneur de province, n’a pas réussi à se défaire de ses appétits gloutons pour le lucre, au dépend d’une population qu’il a martyrisée durant plus d’une décennie.

La population Kasaïenne aura-t-elle la mémoire courte pour oublier les répressions sanglantes des manifestations anti-kabila qu’elle a subie dans sa chair par le fait de Ngoyi Kasanji ?

– Qui ignore que l’exode massif des jeunes Kasaïens vers la capitale Kinshasa et Lubumbashi avait pour cause l’accaparement de toutes les richesses minières de la province par Ngokas qui travaillait pour la prospérité d’un monstre bien connu et devenu milliardaire selon plusieurs sources ?

Et si la ville de Mbuji Mayi est par terre  comme c’est le cas depuis la gouvernance Ngokas, dont les conséquences sont transversales à ce jour, il ne sert à rien de chercher des poux sur une tête chauve en chargeant l’actuelle patronne des Mines, Madame Antoinette  N’Samba Kalambayi
qui n’est ni gouverneure et moins encore administrateur du territoire.  C’est à cause des gens comme Ngoyi  Kasanji et leur bande de profiteurs.

Les plaies sont encore bien fraîches et toutes les bavures très récentes pour les oublier.

Revenant au cas de la Sacim, cette société n’a rien réalisé au profit des communautés locales mise à part la réhabilitation de la route Mbuji Mayi-Boya

La dotation de 0.3% du chiffre d’affaires, le cahier des charges des responsabilités sociétales, autant des exigences légales non satisfaites par la Sacim.

Les acolytes de Ngokas déclarent que la fermeture momentanée de la Sacim est la faute du coach une manière  d’affirmer que c’est au Chef de l’État, Félix Tshisekedi, qu’incombe la responsabilité de cet arrêt. Voilà encore un autre manquement grave à l’endroit du président de la République !

Un autre mensonge de l’armée numérique de Ngoyi Kasanji porte sur le prix du carat de diamant que la ministre des Mines aurait, selon eux, sous évalué à 12 $ au profit de ses prétendus acheteurs alors qu’en réalité elle ne dispose même pas d’un seul acheteur. En outre, ils soutiennent faussement qu’ailleurs le prix se négocie à 25$. C’est un mensonge cousu de fil blanc.

Sachons tous que la Sacim soumettait toute sa production composée essentiellement des petites pierres au CEEC. Cette dernière organisait la vente ouverte aux plus offrant. Nulle part, dans tout ce circuit, n’intervient Mme Antoinette N’Samba.

Comment est-ce que les prix du carat de diamant se fixaient ?

Autre éclairage à faire est celui-ci : ” C’est après le résultat de l’expertise du CEEC portant sur la qualité de la pierre et devant les délégués de la Sacim que le prix est enfin fixé. Ce n’est pas sur injonction d’une autorité quelconque car bien souvent c’est en conformité avec les prix au niveau international.

En somme, toutes les agitations de Ngoyi Kasanji et de ses acolytes, en réalité, c’est des voleurs qui crient aux voleurs.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET


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Economie

Bientôt le Forum Annuel de l’AGOA – Une occasion pour la RDC de projeter son future leadership dans le commerce entre les Etats Unis et l’Afrique Subsaharienne

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Fixé du 25 au 26 Juillet 2024 à Washington DC, le Forum AGOA est une réunion annuelle de haut niveau entre les responsables concernés du gouvernement des Etats-Unis et les responsables des gouvernements des pays d’Afrique subsaharienne éligible afin de favoriser des liens économiques. Le forum alterne annuellement entre les Etats-Unis et un pays AGOA réunissant en différentes séances plénières les ministres, le secteur privé et la société civile.

Ce forum coïncide avec l’approche de l’expiration de ce programme fixée pour septembre 2025. Cependant les négociations pour son extension sont en cours à Washington avec des discussions qui impliquent le congrès américain, la représentation de l’Union Africaine, le monde académique, le secteur privé, la société civile et les agences de consultation en commerce international.

Ce forum se tient à une période très marquée par l’expansion de la Chine et de la Russie en Afrique avec comme conséquences la menace sur l’hégémonie politico-militaire américaine ainsi que l’accès des Etats Unis aux minerais stratégiques dont la République Démocratique du Congo possède des grandes réserves avec un marché dominé par les entreprises chinoises.

La République Démocratique du Congo qui fut exclue en 2011 pour non-respect des conditions a été réadmit en 2021 grâce aux réformes démocratiques et économiques entreprises par Son Excellence Félix-Antoine Tshilombo. Cependant en dépit de son retour dans la famille AGOA, notre pays continue à avoir des exportations très faibles vers les Etats Unis et manque une structure organisationnelle conforme aux exigences de ce programme capable non pas seulement de mettre en place des actions qui favorisent l’exportation des produits “Made In Congo DRC” en Amérique mais aussi de bénéficier des avantages qu’accordent ce programme aux pays membres et d’attirer les investissements des entreprises américaines vers notre pays.

Dans le cadre de l’AGOA, les pays membres ont droit à deux types d’avantages : l’accès aux initiatives traditionnelles de l’AGOA et aux programmes socio-économiques énoncés par tout nouveau locataire de la Maison Blanche pour sa politique africaine. Les initiatives traditionnelles de l’AGOA touchent entre autres à l’éducation, la santé et l’agriculture, tandis que la politique américaine fait intervenir dans le développement des pays africains les programmes tels que :

– Le Financement pour la lutte contre VIH/Sida et autres pandémies ;
– Power Africa pour accroitre l’électrification pour usage résidentielle et commerciale ;

– Prosper Africa, qui vise à ouvrir les marchés aux entreprises américaines, à développer la classe moyenne africaine, à promouvoir les opportunités d’emploi pour les jeunes ;

– Le Financement à travers l’U.S. International Development Finance Corporation (DFC) pour relever les défis les plus critiques auxquels sont confrontés les pays émergents et spécialement l’Afrique subsaharienne.

Ces programmes et tant d’autres actions américaines à travers l’AGOA visent à créer une économie nationale forte et durable capable de créer des emplois, un marché national qui se suffit à lui-même et l’intégration dans le commerce international.

Comment la RDC peut-elle laisser un impact positif au forum AGOA ?

Les rapports des activités des pays éligibles de l’AGOA sont marqués par des résultats médiocres des exportations vers les Etats Unis et le manque d’une assistance remarquable des Etats Unis pour promouvoir les échanges économiques. Certains pays viennent se plaindre ou accuser les Etats Unis leur manque des bonnes performances dans leurs exportations.

Pour la République Démocratique du Congo qui est en guerre depuis trois décennies et qui n’a pas une organisation structurelle de l’AGOA, les justifications et les excuses face à des faibles performances peuvent davantage être justifiées et utilisées comme un moyen de faire bonne image. Bien que les délégués du pays aient le choix de faire cela pour plusieurs raisons, en tant qu’expert de l’AGOA qui participe aux différents échanges pour l’extension de ce programme au-delà de 2025, je déconseillerai une telle démarche. En contrepartie je donnerai les conseils suivant :

1) Ne pas se précipiter dans la rédaction de la stratégie quinquennale de l’opérationnalisation de l’AGOA. Bien que l’occasion de rédiger ce rapport obligatoire a été ratée depuis la réintégration de la RDC dans le programme, ce Forum et l’extension de l’AGOA apporteront des nouvelles données qui vont obliger tous les autres pays à revoir leurs stratégies AGOA ;

2) Ne pas se précipiter de mettre en place le comité national et la coordination de l’AGOA RDC pour les mêmes raisons évoquées au point précédent ;

3) Au Forum, il faut s’efforcer de vendre “The Congo DRC Value Proposition” sur les minerais stratégiques, la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de l’environnement, la nouvelle génération des énergies renouvelables, le tourisme, la diaspora…

4) La demande des partenariats en matière de formation technique, de développement des infrastructures nécessaires pour améliorer la qualité et la quantité des productions locales et l’amélioration de la chaîne de valeur.

Comment la RDC peut-elle projeter son leadership dans l’AGOA ?

J’ai signalé plus haut que le forum alterne annuellement entre les Etats-Unis et un pays AGOA. C’est le moment ou jamais pour la RDC de demander d’organiser le FORUM AGOA 2026 à Kinshasa et dans d’autres parties du pays que je peux proposer si je suis consulté pour l’organisation stratégique.

Des pays Africains qui ont organisé le Forum AGOA ont connu l’accroissement des investissements directs américains. La RDC peut utiliser l’AGOA pour attirer ces investissements en mettant en avant son accès privilégié au marché américain comme un avantage pour les investisseurs potentiels. Durant le Forum, les autres puissances économiques du monde seront intéressées sur les conclusions pour redéfinir leur politique économique avec l’Afrique subsaharienne et particulièrement la RDC. Enfin, l’organisation du Forum AGOA déplacera durant le temps de son organisation une bonne partie de Washington DC sur Kinshasa et attirera la presse du monde entier qui aura son attention braquée sur l’éléphant dans la salle.

En tant que négociateur principal à la plaidoirie pour la réintégration de la RDC dans l’AGOA en 2020, chercheur et consultant, je peux encore une fois de plus assurer les autorités congolaises ma disponibilité d’aider pour une participation remarquable a Forum AGOA de juillet 2024 et l’implantation de ce programme au bénéfice du gouvernement et des populations de la RDC.

Prof. Dr. Ngoie Joel Nshisso
Consultant en Management et Commerce International
Certifié en Diplomatie


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Bientôt le magazine CONGO PROFOND dans les kiosques à journaux : Simplicité, Pertinence et Découverte