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Félix Tshisekedi : Le chantre de la ténacité face à l’agressivité de Paul Kagame
Dans le jeu d’échecs complexe que représente l’Est de la République Démocratique du Congo, un pion a récemment avancé de façon retentissante sous la houlette de Félix Tshisekedi. Bien que les opinions divergent sur ses méthodes globales, il est indéniable que dans son opposition à Paul Kagame, Félix Tshisekedi a gagné une manche importante, fort d’une constance et d’une détermination sans faille.
La politique tient souvent de l’art du compromis, mais Félix Tshisekedi a démontré que rester ancré à un principe sur un enjeu de cette ampleur peut s’avérer une force redoutable. En pointant sans ciller le Rwanda comme responsable des effusions de sang innombrables sur le sol congolais, il se positionne comme un défenseur intrépide de la vérité et de son peuple.
Ce principe, qui semble briser le cycle vicieux du silence complice, résonne haut et fort sur la scène internationale. La bravoure de Félix Tshisekedi réside dans sa capacité à contrarier un dialogue traditionnellement installé avec les groupes armés alliés du Rwanda, tels que le RDF/AFC/M23. En refusant catégoriquement tout dialogue avec les supplétifs rwandais, il établit un précédent sans antécédent.
Il a révélé au monde la gravité d’un conflit trop souvent mis sous l’éteignoir. Ce refus se veut un cri de ralliement, un coup de semonce à une communauté internationale qui doit, désormais, faire face à ses responsabilités. C’est ainsi que, par effet de bascule, le peuple congolais se retrouve aujourd’hui éclairé quant au désastre d’isolement diplomatique orchestré par l’ancien régime de Joseph Kabila.
Lequel isolement était marqué par une désorganisation stratégique volontaire de l’appareil de sécurité et de défense du pays. Le Président Tshisekedi, à travers son action résolue, renverse cette situation, érigeant de nouveaux remparts institutionnels et diplomatiques que ses prédécesseurs avaient érodés. Sur ce point, tout critique se doit de reconnaître la valeur de Félix Tshisekedi.
Sa ténacité face aux ingérences, sa constance dans l’affirmation de la souveraineté congolaise, ainsi que sa détermination inébranlable à protéger l’intégrité du territoire, constituent autant de vertus à louer. Dans une époque où le pragmatisme tente souvent de phagocyter les principes, Tshisekedi montre qu’un leadership courageux peut non seulement inspirer, mais également construire des ponts vers un avenir plus assuré.
Même au milieu des dissensions et des scepticismes qui entourent certains de ses choix, c’est avec une reconnaissance sincère que l’on salue la clarté et la force constantes de Félix Tshisekedi dans l’épreuve face au Rwanda. L’histoire retiendra sur ce point précis qu’il n’a pas seulement été un dirigeant fidèle à ses promesses, mais un chef d’État qui, au-delà des critiques, a placé les principes au cœur de sa stratégie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
