Actualité
Félix Tshisekedi fait appel à une entreprise turque pour nettoyer Kinshasa
Dans une déclaration surprenante, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi réélu à la magistrature suprême le 20 décembre 2023, a récemment donné instruction au gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngobila Mbaka pour qu’une entreprise turque de nettoyage vienne prendre en charge le nettoyage de la capitale congolaise.
Cette décision suscite de nombreuses interrogations parmi le peuple congolais, certains se demandant si cela signifiait que les habitants de Kinshasa étaient incapables de nettoyer leur propre ville. Cette déclaration anecdotique et les raisons qui ont conduit à cette décision surprenante doivent être analysées. Il est des signes qui ne trompent pas et des réflexes qui disent tout.
Le contexte de la déclaration
Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, est confrontée à des défis considérables en matière d’assainissement et de propreté urbaine. Malgré les efforts déployés par les autorités locales et les initiatives communautaires, la gestion des déchets reste un problème majeur dans la ville. C’est dans ce contexte que la déclaration de Félix Tshisekedi a été faite, visant à trouver des solutions alternatives pour améliorer la propreté de Kinshasa.
Les raisons derrière la décision
La décision de faire appel à une entreprise turque de nettoyage peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Tout d’abord, il est possible que l’entreprise turque ait une expertise spécifique dans la gestion des déchets et une expérience prouvée dans d’autres villes confrontées à des problèmes similaires. De plus, le recours à une entreprise étrangère peut également être considéré comme une mesure visant à apporter des solutions innovantes et à introduire de nouvelles technologies pour résoudre le problème de la propreté urbaine.
L’implication du peuple congolais
La décision de faire appel à une entreprise turque ne doit pas être interprétée comme un signe d’incapacité du peuple congolais à nettoyer ses propres villes. Il est important de reconnaître que la propreté urbaine est une responsabilité collective, et de nombreux Congolais s’impliquent activement dans des initiatives de nettoyage et de sensibilisation.
Cependant, il est également essentiel de comprendre que le nettoyage d’une ville de la taille de Kinshasa nécessite des ressources et des compétences techniques spécifiques, qui peuvent être complétées par l’expertise d’entreprises spécialisées. L’implication du président signifie que la signature de l’échec patent de l’actuel gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka est désormais marquée d’un fer rouge.
La déclaration de Félix Tshisekedi concernant l’implication d’une entreprise turque pour nettoyer Kinshasa suscite des réactions mitigées parmi la population congolaise. Alors que certains y voient une solution pragmatique pour résoudre les problèmes de propreté de la capitale, d’autres se demandent si cela ne remet pas en question la capacité des Congolais à prendre en charge leurs propres villes. Il est important de noter que le nettoyage urbain est un défi complexe qui nécessite une approche globale, impliquant à la fois les autorités locales, les entreprises spécialisées et la participation active de la communauté.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / consultant senior cabinet CICPAR
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
