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Félix Tshisekedi : agenda chargé aux USA
Le Chef de l’État congolais Félix Antoine Tshisekedi séjourne depuis le 29 février 2020 aux États-Unis d’Amérique. D’après les membres de la direction de communication de la présidence de la République qui se sont confiés à CONGOPROFOND.NET dimanche 01 mars 2020, l’agenda du Chef de l’État prévoit ce lundi 02 mars 2020 deux sessions de travail dont une dans la matinée avec la section Afrique de la chambre de commerce des États-Unis en partenariat avec l’agence nationale pour la promotion des investissements de la République Démocratique du Congo (ANAPI).
Cette rencontre, note-t-on, permettra une fois de plus à Félix Antoine Tshisekedi de rassurer ces différents hommes d’affaires de la disponibilité de son pays à accueillir leurs investissements.
Dans l’après-midi, ajoute la source précitée, le cinquième président de la République Démocratique du Congo va échanger avec la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva. D’après plusieurs analystes, il sera question pour Félix Antoine Tshisekedi de rassurer la communauté financière internationale, donc l’ensemble des bailleurs de fonds, sur la capacité de la RDC de respecter les engagements pris en vue de la conclusion d’un programme formel avec cette institution.
Ce déplacement est d’une importance capitale, rappelle-t-on, parce que la RDC s’était engagée à respecter un certain nombre de préalables lorsqu’elle avait reçu une facilité de paiement de 369 millions de dollars américains en vue de soulager les réserves internationales régulièrement sollicitées pour faire face à des urgences.
En effet, vu que les performances attendues ne sont pas encore au rendez-vous au risque de se faire recaler, le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi ne voudrait pas se faire surprendre, lui qui souhaite que la prochaine évaluation du FMI soit concluante.
Par ailleurs, le mardi 03 mars 2020, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi sera reçu une fois de plus par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo dans le cadre de cette visite qui vise à renforcer le Partenariat privilégié conclu entre les deux pays pour la paix, la sécurité et la prospérité.
Rappelons-le, ce déplacement de Félix Antoine Tshisekedi aux États-Unis est la première depuis le début de l’année 2020, décrétée année de l’action dans son discours devant les deux chambres réunies en congrès le 13 décembre 2019.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
