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Felix Tshisekedi à Kampala: Coopération bilatérale et lutte contre les groupes armés.

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Le président de la république Félix Tshisekedi est arrivé ce jeudi 22 mars à Kampala. C’est vers 13h00 que le couple présidentiel Félix – Denise Tshisekedi a quitté Kinshasa pour répondre à l’invitation de son homologue Ougandais Yoweri Museveni.
Au menu de cette visite: la coopération bilatérale et la lutte contre les groupes armés.
La RDC et l’ Ouganda, tous deux membres de la CIRGL, comptent renforcer les liens économiques qui lient les deux pays.
Il s’agit notamment du trafic sur la frontière et la pêche au Lac Albert. Les deux États comptent assouplir les dispositifs d’entrée et de sortie entre les deux pays. Question de faciliter le commerce transfrontalier très intense dans ce coin du pays.
Élaguer définitivement le conflit du lac Kivu
Rappelons qu’un conflit entre les pêcheurs de deux rives se posait énormément sur le lac Albert. Le gouvernement a créé une commission mixte RDC – Ouganda pour harmoniser les points de vue. Les pêcheurs congolais arrêtés en Ouganda ont été libérés puis renvoyés à leur pays d’origine avec leurs matériels.
Le volet sécuritaire aussi à l’ordre du jour
Le volet sécuritaire sera la clé de voute de cette rencontre. La violence des attaques des rebelles ougandais ADF/ NALU et des groupes armés au Nord Kivu sera aussi abordé. Le président de la Rdc attends recevoir l’appui de l’Ouganda pour éradiquer ces groupes armés et ramener la paix dans cette zone.
Ces groupes armés endeuillent chaque jour les habitants de Beni/ Ville, de Butembo et du territoire de Béni.
Une collaboration militaire et des renseignements seront mis en place pour renforcer le domaine de sécurité entre les deux pays.
Selon les informations à notre possession, l’évaluation de l’accord d’Addis Abeba sera aussi à l’ordre du jour.  Les deux États comptent accélérer sa mise en application.  Le président Félix Tshisekedi a nommé récemment Ibalanky comme chargé du mécanisme de suivi des accords d’Addis Abeba.
Plusieurs autres coopérations en vue 
Un autre fait est l’exploitation du pétrole sur le lac Albert. Une richesse déjà exploitée du côté ougandais du lac. La RDC compte le faire à son tour dans les jours à venir. Est il que des préalables doivent être établis avec l’Ouganda pour la protection de la biodiversité de ce lac.
Un autre fait et non le moindre est le conflit entre le Rwanda et l’Ouganda qui ne s’accordent pas. Après les expulsions réciproques et la fermeture des frontières, les deux États se regardent en chien de faïence. Le président Félix Tshisekedi qui a délégué son directeur de cabinet au Rwanda, attends se poser en médiateur dans ce conflit.

Rappelons que le président Yoweri Museveni est l’un des grands alliés de Félix Tshisekedi. Ce dernier a été invité à Kampala alors qu’il n’était que candidat à la présidentielle de 2018. Il l’a soutenu tout au long de sa campagne jusqu’à sa victoire aux élections 2018.

TMB/ CONGOPROFOND. NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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