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Félix-Antoine TSHISEKEDI décidé à redonner à l’espace Kasaï ses lettres de noblesse
Autrefois fierté du Congo Démocratique par son apport économique au Budget de l’État, le Kasaï est l’ombre de lui-même aujourd’hui. Toutes les unités de production sont tombées en faillite. Le diamant qui générait des millions de dollars n’est plus en vogue. La misère a pris place dans toutes les communes à la grande inquiétude de tous.
Depuis sa prise de pouvoir, le Chef de l’État Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO s’est toujours préoccupé du sort des millions d’hommes et femmes vivant dans cet espace. Plus d’une fois, il a affirmé sa détermination à relancer la Minière de Bakwanga (Miba), moteur de développement économique de tout l’espace Kasaï.
Dans le cadre des préparatifs de la visite prochaine du Chef de l’Etat à Mbuji-Mayi, Kananga et Tshikapa, son Directeur de Cabinet, Monsieur Guylain NYEMBO MBWIZYA, vient de dépêcher à Mbuji-Mayi, son assistant, Jean-Claude MUKANYA CIBUMBA pour dresser l’état des lieux de la MIBA et de la SACIM.
Jean-Claude Mukanya dont la compétence dans l’évaluation de la gouvernance des entreprises publiques n’est plus à démontrer, ayant fait ses preuves au pays et sous d’autres cieux, est allé palper du doigt les réalités de la MIBA et de la SACIM, deux entreprises stratégiques de production du diamant qui, ont besoin des ressources financières conséquentes pour l’augmentation de leur niveau de production.
L’Assistant du Directeur de Cabinet du Chef de l’État a conféré avec tous ceux qui sont impliqués dans la vie de ces deux entreprises. Il a également rencontré l’autorité publique (Le gouverneur intérimaire, Madame LONGA MUSUAMBA Jeannette), ainsi que les forces vives du Kasaï-Oriental susceptibles d’avoir une idée sur la relance de cette province.
Le dimanche 06 juin 2021, restituant l’essentiel de sa mission à la base de son parti politique (UDPS), Jean-Claude Mukanya a démontré comment le Chef de l’État tout en se souciant de sa province d’origine, ne peut tout faire seul. Il a besoin de tout le monde pour relever le défi du développement de l’espace Kasaï, afin que celui-ci joue le rôle qui était le sien dans les années précédentes. Ce fut un moment fort en émotions pour cet expert qui retrouvait sa base après plusieurs années de travail à Kinshasa. L’UDPS section de Bipemba, sa base natale, lui a réservé un accueil chaleureux en lui promettant l’accompagnement total dans sa noble mission lui confiée par la Présidence de la République. La population kasaïenne longtemps oubliée par les régimes passés retrouvera bientôt son sourire.
Simon Kabamba
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Tribunal pénal économique et financier : Pour Me Carlos Ngwapitshi, la restitution des fonds détournés doit devenir la priorité
Depuis plusieurs décennies, la République démocratique du Congo est confrontée à une criminalité économique persistante. Détournements massifs de fonds publics, corruption systémique et blanchiment d’argent fragilisent les institutions et nourrissent un profond sentiment d’impunité dans l’opinion.
Pourtant, le droit congolais prévoit des sanctions sévères pour ces infractions : jusqu’à 20 ans de travaux forcés, la confiscation spéciale des biens et la restitution des fonds détournés.

Des sanctions théoriques, une restitution quasi inexistante
Dans une analyse récente, l’avocat Carlos Ngwapitshi Ngamashi met en lumière les limites de ce dispositif répressif.
Selon lui, les procès aboutissent souvent à des condamnations spectaculaires, mais rarement à une réparation effective du préjudice subi par l’État. « Le condamné purge sa peine, mais à sa sortie, les millions dissipés ne sont pas restitués », déplore-t-il, pointant ainsi un système judiciaire qui punit sans véritablement récupérer les ressources publiques perdues.
Les failles du système judiciaire actuel
Plusieurs facteurs expliquent cette inefficacité. D’abord, l’absence de mécanismes juridiques contraignants pour forcer la restitution des fonds détournés. Ensuite, la confiscation des biens reste généralement limitée à ceux officiellement enregistrés au nom du condamné, alors que les capitaux illicites sont souvent dissimulés à travers des prête-noms. Enfin, la corruption judiciaire peut conduire à une réduction significative des peines en appel, affaiblissant davantage l’effet dissuasif des sanctions.
La création d’un tribunal spécialisé

Face à ces limites, le président Félix Tshisekedi a récemment promulgué une loi instituant le Tribunal pénal économique et financier, accompagné d’un parquet général spécialisé.
Cette réforme dote le pays d’un instrument judiciaire dédié à la lutte contre la criminalité économique et financière, avec l’ambition de renforcer l’efficacité des poursuites contre les crimes en col blanc.
Les conditions d’une justice crédible
Cette innovation institutionnelle est saluée comme une avancée importante dans la lutte contre la prédation financière.
Toutefois, son efficacité dépendra de plusieurs conditions essentielles : garantir l’intégrité et l’expertise des magistrats appelés à siéger au sein de cette juridiction, assurer une rémunération conséquente accompagnée de primes éventuellement indexées sur les fonds récupérés, et offrir une protection sécuritaire renforcée aux responsables chargés de ces dossiers sensibles.
Un tournant décisif pour la justice congolaise

Pour Carlos Ngwapitshi, la création de ce tribunal doit s’inscrire dans une réforme plus ambitieuse. Il plaide notamment pour l’introduction de mécanismes tels que la médiation pénale, la confiscation générale des biens acquis illicitement, l’imprescriptibilité des crimes économiques ou encore la prison à perpétuité pour les cas les plus graves.
Le message serait alors clair pour les auteurs de détournements : restituer les fonds publics ou s’exposer à la perte totale des biens et à des sanctions irréversibles.
Dans un pays où la corruption a longtemps sapé la confiance citoyenne, la réussite de cette juridiction spécialisée pourrait marquer un tournant historique dans la restauration de l’autorité de l’État.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
