Actualité
Fecopeha : installation du nouveau comité exécutif des personnes en situation d’handicap
La Fédération congolaise des personnes en situation de handicap (Fecopeha-Asbl) a procédé, le vendredi 12 novembre 2021 à Cephani dans la commune de Kasavubu à Kinshasa, à l’installation de son nouveau comité exécutif national.
Dans son mot de circonstance, l’actuel président de la Fecopeha-Asbl, Billy Léon Kampempe Amisi s’est exprimé en ces termes : « Je suis départagé entre deux sentiments ; le premier, c’est une responsabilité, nous sommes à la commande d’une machine qu’on doit prendre à un endroit pour l’amener à une autre destination, donc, c’est une charge. Et le deuxième, c’est un sentiment de joie, nous sommes appelés à faire quelque chose, une personne en situation de handicap peut être tout, sauf mendiant. C’est le message que je lance aux communs des mortels ».
Cette nouvelle équipe dirigeante de la Fecopeha-Asbl entre en fonction, conformément à l’arrêté ministériel
N°O.CHCab.Min Del.Pvh-Apv du cs44/2022, portant entérinement du comité exécutif national et des services connexes de la Fecopeha-Asbl.
Le comité exécutif national de ce regroupement des personnes en situation de handicap est composé de 50 membres au total, pour une transition de 2 ans. Billy Léon Kampempe Amisi en est donc le président national, avec à ses côtés, Mwana Nteba Bushir comme premier vice-président, Balema Djickain comme deuxième vice-président, Malua en tant que troisième vice-président.
Numondjo Bin Lunge Jacques fait office de secrétaire général, et Kabuki Kalambayi Badin, celui de secrétaire général adjoint et porte-parole du bureau. Anangi occupe le poste de secrétaire général adjoint sectateur, alors que Michel Mulamba va remplir le rôle de trésorier général, secondé par Basosila en qualité de trésorier Général adjoint…
Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net
Politique
Guillaume Ngefa Atondoko : l’inflexible gardien du Droit au service de la Justice du Peuple
Il est des nominations qui sonnent comme des professions de foi. Celle de Guillaume Ngefa Atondoko au poste de Ministre d’État, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, le 8 août 2025, est de celles qui redonnent espoir à tout un peuple en quête d’équité. Rares sont les personnalités dont le pedigree international et le courage personnel forcent autant le respect.
Ce juriste chevronné, diplômé de Columbia University et de l’Institut des droits de l’homme de Strasbourg, n’a pas attendu les ors de la République pour servir son pays. Dès les années 1990, alors que la dictature zaïroise étouffait toute velléité de liberté, il cofondait l’AZADHO (devenue ASADHO), bravant menaces et tentatives d’assassinat pour documenter les exactions. Son parcours à l’ONU, où il a piloté la Division des droits de l’homme de la MINUSMA au Mali avant d’en être expulsé pour son intransigeance, puis dirigé l’Examen Périodique Universel à Genève, a forgé en lui une cuirasse d’intégrité.
Aujourd’hui, c’est avec cette même intransigeance morale qu’il a accepté de relever le défi le plus périlleux de sa carrière : restaurer la foi des Congolais en leur justice. Conscient de l’immensité de la tâche dans un système judiciaire miné par la corruption et la lenteur, Guillaume Ngefa n’a pas perdu une minute pour poser les jalons de son ambitieux projet réformateur. Son action s’articule autour d’une vision claire : une justice de proximité, digitalisée et surtout indépendante.
Parmi ses premières initiatives marquantes, on note le renforcement immédiat de la coopération avec la MONUSCO pour l’humanisation du système pénitentiaire congolais, un dossier brûlant tant les conditions de détention sont souvent indignes. En recevant Patience Saï et en relançant les travaux du groupe technique sur la stratégie pénitentiaire, il a démontré que la modernisation des infrastructures carcérales et la protection des détenus, en particulier les femmes, figuraient au sommet de ses priorités.
Parallèlement, il travaille à la digitalisation de la chaîne judiciaire et à la réforme de la formation des magistrats, avec l’ambition affichée de faire de l’École de magistrature un creuset d’excellence éthique et non plus un simple lieu de passage. Mais au-delà des réformes techniques, c’est la dimension profondément humaine et politique de sa mission qui impressionne. Nommé dans un contexte de crise de légitimité suite aux affaires ayant éclaboussé son prédécesseur, il incarne un “pari risqué” sur l’éthique. Pourtant, cet homme qui a documenté les massacres des années 1990 et survécu à l’exil forcé sous Laurent-Désiré Kabila, aborde cette nouvelle bataille avec la sérénité des vétérans.
S’il se définit comme le “ministre du peuple”, c’est parce qu’il sait que la justice ne se décrète pas d’en haut ; elle se vit au quotidien dans les villages reculés et les quartiers populaires. En posant la première pierre d’une justice de proximité et en s’attaquant frontalement aux interférences politiques, Guillaume Ngefa Atondoko ne cherche pas à être populaire, mais à être utile. Et c’est précisément dans cette quête d’une justice intègre et souveraine que réside tout l’espoir d’un État de droit véritable en République Démocratique du Congo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
