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FECOLUTTA: le Sg aux Sports, Barthélemy Okito, piège Vital Kamhere !

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La Fédération congolaise des luttes associées ( Fecolutta) a tenu une conférence de presse, ce jeudi 14 mars 2019 au stade des Martyrs, faisant savoir au directeur de cabinet du président de la République que seuls le Comité olympique congolais (COC) et la Fédération congolaise de luttes associées, sont fondés directement pour correspondre avec la Fédération internationale des luttes associées. La Fecolutta demande à Vital Kamerhe d’être prudent et de ne pas se jeter dans ce jeu des gens mal intentionnés.

A la ministre ai des Sports et Loisirs, Astrid Madiya, cette instance l’invite à savoir qu’en vertu de la théorie de l’acte contraire, seule une assemblée générale de la FECOLUTTA a le droit de décider d’une éventuelle réhabilitation de Léon Mvila.

Maladresses

Par sa lettre MSL/SG/SL/2110/0033/19 du 22 février 2019, le SG Barthélémy Okito a saisi, à l’insu du ministre des Sports et Loisirs, le directeur de cabinet du président de la République, Vital Kamerhe, pour lui exposer la situation de la mission des Léopards lutteurs inscrits au championnat d’Afrique de cadets et juniors à Tunis.

À travers le même courrier, le Secrétaire général aux Sports a sollicité une prise en charge de l’État à hauteur de 119.058 $. Le 01 mars 2019, le Dircab Kamerhe a autorisé le payement de cette somme à travers une correspondance adressée au ministre d’Etat en charge du Budget et son collègue des Finances.

Okito a abusé de la bonne foi du Dircab du président de la République: les fonds publics sollicités l’ont été au profit des personnes fictives, notamment de Léon Mvila, radié de la Fédération congolaise de luttes associées et du mouvement sportif depuis juin 2018.

Pour tenter de couvrir leur forfait, indique les accusateurs, Okito et Mvila ont fait parvenir au Dircab du chef de l’État une lettre présentée comme provenant de la Fédération internationale de Luttes associées. Cette correspondance datée du 17 mars 2019 atteste de la participation de la délégation de la FECOLUTTA au championnat d’Afrique de Tunis. Bizarrement l’auteur de la lettre, Michel Dusson, secrétaire général de la fédération internationale de luttes associées, y a précisé que la FECOLUTTA est présidée par Léon Mvila, désigné pour conduire l’unique délégation de la RDC à ces épreuves.

Le Dircab piégé par le SG Okito

Saisi par le comité légal et légitime de la FECOLUTTA que dirige Henri Nko Nkiete, Michel Dusson ne reconnait pas la correspondance transmise à Kamerhe le 07 mars. D’ailleurs, précise-t-on au niveau de la Fédération internationale de luttes associées, le secrétaire général de cette instance mondiale ne peut se tromper de correspondants en RDC, en l’occurrence le comité olympique congolais (COC) et la Fecolutta.

Tentative de réhabilitation frauduleuse de Mvila

Entre-temps, le SG Okito a joué à fond la carte de la tricherie. Il a préparé malicieusement un d’arrêté portant réhabilitation de Léon Mvila et l’a soumis à la signature de la ministre ai des Sports et Loisirs, Astrid Madiya.

Dans ce projet de la honte, le SG Okito a affirmé entre autres que Léon Mvila a été radié injustement. « Gros mensonge », a-t-on fait constater par le Comité légal de Fecolutta.

Raison: il faut signaler que Léon Mvila a été radié régulièrement sur décision de l’assemblée générale extraordinaire de la fédération congolaise de luttes associées, pour fautes graves.

Sa radiation a été ratifiée par un arrêté ministériel initié par le même secrétaire général aux Sports Barthélémy Okito, qui s’est également chargé de lui en faire notification le 22 juin 2018.

Il faut aussi préciser que le 09 juin 2018, le même SG aux Sports et Loisirs avait chargé le directeur en charge des activités sportives, le chef de division Ali Sadala, d’accuser réception de la copie lui réservée par le Comité légal de la Fecolutta.

À ce sujet, le SG Okito a rassuré, à travers le chef de division Sadala : « l’assemblée générale extraordinaire de la FECOLUTTA s’était régulièrement tenue en présence des délégués de l’administration des Sports et Loisirs et du Comité olympique congolais et ses décisions sont valables et opposables à tous ». À tous, y compris Okito, Mvila… et à Kamerhe.

Mis au parfum de cette scabreuse affaire, les sportifs sont curieux de savoir de quelle injustice veut parler Okito aujourd’hui sinon faire preuve de son habileté à manipuler le Dircab du chef de l’État, la ministre intérimaire des sports ainsi que la fédération internationale de luttes associées.

De l’avis de certains observateurs, l’attitude du Secrétaire général aux Sports tend à affaiblir les institutions Président de la République et Gouvernement.

CONGOPROFOND.NET

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Dialogue politique en RDC : J. Kabila et « Sauvons la RDC » posent leurs conditions et dénoncent une « manœuvre dilatoire »

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Le Mouvement « Sauvons la RDC » s’est exprimé, ce 14 janvier 2026, à travers un communiqué de deux pages, au sujet de l’initiative de dialogue entre Congolais, portée par les autorités angolaises. Tout en saluant l’implication personnelle du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, le mouvement d’opposition émet de sérieuses réserves sur la sincérité du processus engagé et fixe des préalables jugés non négociables

Pour Sauvons la RDC, le succès de tout dialogue repose avant tout sur la sincérité, la bonne foi des parties et le respect des engagements pris. Le mouvement dénonce une diplomatie erratique, marquée par une succession de médiations et de lieux (de Nairobi à Luanda, de Doha à Luanda, en passant par Bujumbura, Kampala ou Lomé ) qui traduirait une instabilité de vision et une absence de ligne politique claire.

Selon le communiqué, cette valse des médiateurs et des capitales donne l’impression d’un processus inachevé, dicté davantage par le souci de communication que par la recherche réelle d’une solution politique durable à la crise congolaise. Sauvons la RDC va plus loin, accusant le pouvoir de Kinshasa d’ambiguïtés stratégiques, de contradictions répétées et d’une instrumentalisation des processus politiques, ayant fini par décrédibiliser la parole de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Le respect des engagements comme test de bonne foi

Le mouvement estime que la volonté politique ne se proclame pas, mais se démontre par des actes concrets. Il cite notamment les engagements relatifs à la libération des prisonniers politiques, à la décrispation du climat politique et au respect des cessez-le-feu souscrits par le gouvernement.

À l’inverse, Sauvons la RDC accuse le régime du président Félix Tshisekedi de poursuivre les arrestations arbitraires, les enlèvements, les pressions à l’exil contre des opposants, des journalistes, des défenseurs des droits humains et toute voix critique. Le communiqué évoque également de vastes mouvements de troupes, des attaques contre des localités densément peuplées et des bombardements de civils par drones et avions de combat, souvent au moment même où le chef de l’État se présente à l’étranger comme artisan de paix.

Bukama, symbole d’un dialogue impossible sans préalables

Le mouvement inscrit le massacre survenu le 11 janvier 2026 à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, dans ce contexte de violences persistantes. Selon Savons la RDC, des civils sans défense auraient été victimes d’exactions, d’actes de torture et de traitements inhumains perpétrés par des éléments des FARDC déployés sur ordre de Kinshasa.

Face à ce « triste record », le mouvement affirme que les mesures de décrispation politique et l’expression tangible d’une volonté de dialogue constituent des préalables indispensables à toute discussion. Des décisions effectives sont exigées, et non des promesses jugées, à l’expérience, sans lendemain.

Achever d’abord le processus de Doha

Si l’objectif réel est le rétablissement de la paix, Sauvons la RDC estime qu’il est prioritaire de mener à terme le processus de Doha, qui engage le gouvernement et l’opposition armée.

Selon le mouvement, ce n’est qu’après la prise en charge complète des aspects militaires de la crise ( y compris la mise en œuvre effective des cessez-le-feu ) qu’un dialogue politique pourra se tenir dans un climat serein.

Le dialogue, rappelle le communiqué, doit être un espace de réconciliation, de restauration de l’unité nationale et de construction d’un consensus sur le mieux-vivre ensemble, et non une simple formalité politique.

Un dialogue inclusif et sans tabou

Sauvons la RDC insiste sur le caractère inclusif du dialogue. Il n’y a pas de véritable dialogue, souligne le texte, lorsque celui-ci est dicté par les caprices d’une seule partie, laquelle est par ailleurs à l’origine de nombreux problèmes à résoudre.

Les Églises congolaises comme médiateurs légitimes

Le mouvement estime enfin que les évêques des Églises catholique et protestante du Congo sont les mieux indiqués pour assurer la médiation d’un éventuel dialogue. Leur travail préparatoire, leur écoute de toutes les forces politiques et sociales, ainsi que leur connaissance approfondie des acteurs et des causes de la crise, plaident en leur faveur.

Imposer un veto à leur implication, comme le ferait le pouvoir en place, revient selon Savons la RDC à discréditer d’avance le dialogue projeté et à recycler, sous couvert de bonne foi étrangère, une manœuvre déjà tentée et jugée infructueuse.

Une mise en garde sans ambiguïté

En conclusion, Sauvons la RDC avertit : sans sincérité, sans respect des engagements, sans inclusion réelle et sans médiation crédible, le dialogue annoncé risque de n’être qu’une réunion de plus, destinée à faire gagner du temps à certains, au détriment des intérêts supérieurs du pays.

Tchèques Bukasa 

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