Sports
FCF Amani et Don Bosco triomphent lors de la 9ème journée de la CPFFKin à Kinshasa
La 9ème journée de la Commission provinciale de football féminin de Kinshasa (CPFFKin) a été marquée par des résultats impressionnants dans la catégorie junior. Deux matchs ont retenu l’attention des spectateurs, avec des performances dominantes de la part des équipes victorieuses.
Dans le premier match, FCF Kabangu a subi une lourde défaite face à FCF Amani sur le score de 1 à 11. Les buteuses du côté de Kabangu FCF ont été représentées par Bibiche Mbozi, tandis que du côté de FCF Amani, Genge Mboyo a marqué six buts, Libila Nyamboki a également trouvé le chemin des filets, et Mayamba Lutonadi en a inscrit trois. Des buts contre leur camp ont également été enregistrés par Mengi Kisoka.
Dans l’autre match de la journée, en catégorie junior, FCF Forever a été vaincu par Don Bosco sur le score de 2 buts à 4. L’unique buteuse de FCF Forever a été Asakito Gemima, tandis que les buteuses de Don Bosco étaient Ngatara Celestine et Aimé Ngwala, qui a marqué un triplé.
Ces résultats témoignent de la compétitivité des équipes féminines de football à Kinshasa. Les joueuses ont démontré leur talent et leur détermination sur le terrain, offrant aux spectateurs des rencontres passionnantes.
La Commission provinciale de football féminin de Kinshasa continue de promouvoir le football féminin dans la région, offrant aux jeunes joueuses une plateforme pour développer leurs compétences et exprimer leur passion pour le sport. Les matchs de la 9ème journée ont été une démonstration de la croissance et du potentiel du football féminin à Kinshasa, suscitant l’enthousiasme et l’admiration des supporters présents.
La prochaine journée de la CPFFKin promet encore plus d’action et de compétitivité, avec des équipes déterminées à briller sur le terrain et à continuer à écrire l’histoire du football féminin à Kinshasa.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
