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FCC/Kwilu : le gouverneur Michel Balabala désavoué !

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À peine la campagne électorale a débuté, les partis politiques membres du Front Commun pour le Congo (FCC) ont élevé leurs voix à l’unisson pour récuser l’auto désignation de Michel Balabala, gouverneur de la province de Kwilu, comme chef de file de ladite campagne en faveur du candidat numéro 13, Emmanuel Ramazani Shadary, dans cette partie du pays.

En effet, dans un mémorandum parvenu à CONGOPROFOND.NET, des représentants de ces partis ont indiqué qu’après un examen minutieux du paysage politique et analyse de gros enjeux de l’heure, réunion tenue au siège du PPRD à Bandundu ville, chef-lieu de la province du Kwilu, ils ont conclu que l’actuel gouverneur Michel Balabala est ce virus qui ronge le système « FCC » dans cette région et qui ne faciliterait pas l’élection de Shadary Ramazani dans cette partie du pays. À les en croire, il y a risque qu’ils servent de contre-poids.

Selon ces partis et regroupements politiques alignés au FCC, Michel Balabala serait entouré des personnes « non crédibles et mal-aimées » qui d’ailleurs ont contribué à l’échec du candidat de la Majorité, Joseph Kabila, aux élections de 2006 et 2011, avec des faibles pourcentages, respectivement 2 et 11%.

En dépit de ces statistiques déshonorantes, poursuivent-ils, le gouverneur Balabala Kasongo regorge un bilan largement négatif à la tête de province de Kwilu.  » Si vous, les hautes autorités du FCC, qui avez placé Balabala à la tête de la campagne ici au Kwilu, sachez que vous faites erreurs. Vous devez d’abord vous rendre compte du pouvoir lui donné et son usage dans la province », renseigne le représentant de l’UDPS/Tshibala, membre du FCC dans le Kwilu.

Pour sa part, le représentant du PPRD dans cette partie de la république demande à ce que l’on place à la tête de la campagne, un homme fédérateur, « un chapeau que l’actuel gouverneur Michel Balabala ne porte pas ».

À travers ce mémorandum, les membres du FCC/Kwilu lancent un cri d’alarme en demandant une mise en place d’un représentant fiable qui fera gagner, en dépit d’une campagne stratégique, la coalition FCC, à tous les niveaux.

Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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