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FC Renaissance-SM Sanga Balende : 1mort, les vieux démons du stade de retour !
Le déchaînement de violence dans les tribunes durant les matchs de football vient de reprendre en cette 25è édition de la Linafoot. Un phénomène que les autorités comme les forces de l’ordre doivent impérativement endiguer.
En effet, le match FC Renaissance- SM Sanga Balende (1-1) de ce lundi 02 septembre s’est terminé par des scènes de violence dans les rangs des Oranges de la capitale mécontents du match nul leur imposé par les Sang et Or de Mbuji-Mayi et surtout de la bourde de leur gardien. Au finish: un supporter renais a trouvé la mort à la suite de ses blessures, alors qu’il a été transféré au centre médical CASOP sur l’avenue de l’ Enseignement.
Selon des témoignages récoltés sur place, ce supporter de Renaissance aurait été frappé par un policier qui tentait de lui ravir son téléphone. « On était ensemble, on descendait sur les escaliers pour sortir du stade. Il y a eu un policier qui a confisqué le téléphone de notre de frère. Ce dernier a voulu le récupérer, du coup le policier l’a poignardé et il tombé sur le béton… », a expliqué un témoin de l’événement affirmant serait en coma à cause de cette blessure sur la nuque.
Signalons qu’à la sortie du stade, les supporters du FC Renaissance ont saccagé les vitres de l’entrée principale de cet amphithéâtre sportif.
Rappelons aussi que ce match comptait pour la deuxième journée de la Ligue nationale de football. Renaissance était le premier à ouvrir la marque à la première période par Tusilu Bazola, après une belle passe de Girbeau Mambanzikila. Sanga Balende a marqué le but égalisateur à une minute du temps réglementaire, soit à la 89e minute par Kabeya. 1 – 1 était donc le score à l’issue de ce match.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
