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FC Renaissance : le coach Otis Ngoma signe pour 6 mois
C’est désormais officiel ! Le technicien congolais Otis Ngoma vient de parapher un contrat de 6 mois ce mercredi 12 janvier avec le Football Club Renaissance.
La cérémonie de la signature de ce contrat s’est déroulée en présence du vice-président Baby Balukuna et le président des supporters Willy Kindembe. Le nouveau coach a été en suite présenté par le président du conseil d’administration, Pascal Mukuna dans son bureau.

Selon nos sources, la prime de signature de ce contrat est de 20.000 dollars.
Licencié niveau A de la Fédération française de football (UEFA A), le natif de Kinshasa a été pendant plus ou moins trois ans sur le banc de Saint-Amand-Les-Eaux, club de la D2 française.
Encadreur de football, Otis Ngoma s’est déjà vu responsabiliser l’équipe nationale de moins de 20 ans.
Il sied de rappeler que Otis Ngoma avait fait deux saisons à la tête du staff technique de DCMP avant de céder son fauteuil au technicien italien Andrea Agostinelli, en septembre 2018. Il a repris les commandes du staff technique en février 2019, après les mauvais résultats de l’Italien, puis a quitté la même année pour laisser la place à Isaac Ngata.
Durant ses deux saisons, il a réussi à qualifier les Immaculés à deux reprises à la Coupe de la confédération africaine, après plusieurs années de disette.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
