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Fayulu : « Kabila et Tshisekedi se disputent le pouvoir qu’ils ont confisqué au peuple… »
Dans une vidéo diffusée ce mercredi 21 octobre, le président national de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDE), s’est invité dans la guéguerre FCC-CACH dont le point culminant a eu lieu ce même mercredi au Palais du peuple en marge de la cérémonie de prestation de serment des nouveaux juges constitutionnels.
À cet effet, sans prendre des détours, il a réclamé l’organisation d’un dialogue politique en République démocratique du Congo (RDC) pour tenter de trouver des solutions à la crise institutionnelle qui, selon lui, déchire le pays depuis les dernières élections.
Martin Fayulu a décrié la mauvaise gouvernance de la République par la coalition FCC-CACH. «Je demande une fois de plus, aux leaders de nos confessions religieuses, nos pères spirituels, d’offrir leurs bons offices pour pouvoir réunir toutes les parties prenantes, afin de trouver consensuellement une solution à la crise qui déchire notre pays », a-t-il déclaré.
D’ores et déjà, il invite les confessions religieuses à convoquer d’urgence un dialogue politique pour traiter de toutes les questions liées à la vie de la nation. « Kabila et Tshisekedi se disputent le pouvoir qu’ils ont confisqué au peuple. Chacun d’eux, veut maintenant contrôler la CENI et la cour constitutionnelle avec l’intention manifeste de poursuivre de destruction perpétuelle de la démocratie » a encore appuyé Martin Fayulu.
Notons que la cérémonie de ce mercredi a été boycotté par la famille politique de l’ex président Joseph Kabila. Est-ce la fin la coalition au pouvoir? La question reste posée.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
