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FARDC/M23: Des vols rwandais à destination RDC suspendus et l’ambassadeur Karega convoqué !
Le Gouvernement de la RDC vient de réagir officiellement à la suite de la reprise de la guerre au nord de Goma (Nord-Kivu) où les rebelles M23 s’affrontent à l’armée congolaise.
Il a été convoqué ce vendredi 27 mai 2022 à Kinshasa par le Président Félix-Antoine Tshisekedi, une réunion du conseil de sécurité élargi au Palais de la Nation.
Autour du commandant suprême des Forces armées de la RDC et de la Police nationale congolaise, les responsables civils et militaires des services de défense et de sécurité ainsi que le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, celui de la Défense ainsi que le ministre de la communication et médias, se sont réunis à pour évaluer la situation sécuritaire dans les deux provinces sous état de siège.
C’est ce que rapporte le porte-parole du gouvernement sur la télévision publique, Patrick Muyaya.
À l’issue de cette première réunion de cette instance sécuritaire élargie, les résolutions suivantes ont été prises :
-Le M23 est désormais considéré comme mouvement terroriste et exclu du processus de Nairobi;
– Une mise en garde à l’égard du Rwanda ;
– Suspension immédiate des vols rwandais à destination RDC;
-Convocation de l’ambassadeur rwandais Karega.
Pour les observateurs, ces mesures fortes valent la peine au regard des récents combats ayant opposé les forces loyalistes aux désormais terroristes du M23.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
