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FARDC: le Chef d’État major général Mbala Munsense inaugure le SYGERM
Le Chef d’Etat- Major Général des FARDC, le général d’Armée MBALA MUNSENSE Célestin, a procédé ce mercredi 20 octobre 2021 à la coupure du ruban symbolique et au lancement du centre du Système Informatique de Gestion des Ressources Matérielles des FARDC (SIGERM). C’était au Corps Logistique des Forces Armées de la République démocratique du Congo.
Bien avant la coupure du ruban symbolique, le général Mbala a assisté avec les commandants de grandes unités des FARDC, à l’exposé sur ce logiciel informatique fait par le commandant du Corps Logistique, le Général-Major ASUMANI Marcellin dans la salle VIP du CorLog.
Dans son exposé, le général ASUMANI a fait savoir que ce programme conçu en 2014 va permettre à l’armée de disposer en temps réel des données logistiques nécessaires pour la prise des décisions stratégiques; d’avoir la situation réelle en type de matériel en quantité et en qualité; de faire la traçabilité des materiels dès leur acquisition ainsi que de contrôler la dotation des matériels dans les unités en temps record.
Le Chef d’Etat-Major Général des FARDC s’est dit fier de cet outil propre de la RDC combien important. Pour le Général MBALA, le SIGERM va perfectionner le système informatique de l’armée afin de faciliter la gestion des ressources matérielles des Fardc. Tout de même, le Chef d’état major Général a recommandé d’intégrer toutes les grandes unités dans ce système.
Après la coupure du ruban et la visite du centre devant accueillir le SIGERM, la cérémonie s’ est sanctionnée par la signature du livre d’or.
Elda Along / congoprofond.net
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
