Actualité
FANAF 2023 : Kinshasa accueille, du 20 au 24 février, la 47ème assemblée générale des Assureurs africains
La 47ème assemblée générale de la Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines (FANAF) se tiendra du 20 au 24 février 2023 au Palais du peuple à Kinshasa. « L’assurance africaine : comment exploiter au maximum son potentiel pour une croissance partagée » ; tel est le thème central retenu pour cette grande messe des Assureurs attendue dans la capitale de la République Démocratique du Congo.

C’est dans cet élan et dans cet état d’esprit, ajoute-t-il, que le monde de l’assurance africaine et au-delà de l’Afrique se retrouvera à Kinshasa en Février 2023, au pays de Patrice Lumumba et de la Rumba, pour la quarante septième Assemblée Générale de la FANAF. Ce sera l’occasion, conclut-il, avec le concours d’experts de renom, d’analyser, de trouver les nouvelles opportunités et de nouvelles niches qui créeront sans nul doute les conditions d’une plus grande pénétration de l’assurance dans nos économies et d’un meilleur partage de la croissance générée.
Pour sa part, le Congolais Vincent Mwepu Makasa, président du comité d’organisation, affirme que la RDC est prête pour offrir le meilleur accueil aux acteurs de l’industrie assurantielle africaine. » 2023, marque les quatre ans de la libéralisation effective du marché. Nous avons fait du chemin, puisque le marché représente 215,8 millions de dollars en primes collectées et 41 acteurs agréés par l’autorité de régularisation. C’est pour dire le mérite que le marché a pour abriter la haute instance de la FANAF sur les rythmes de la rumba, les vagues du fleuve Congo et surtout le charme de l’hospitalité légendaire du peuple congolais », a-t-il martelé.

Somme toute, Vincent Mwepu indique que tous les acteurs sont investis pour faire de ce rassemblement un succès à travers les rencontres des intelligences pour imaginer ensemble le marché africain des assurances autour du thème « L’assurance africaine : comment exploiter au maximum son potentiel pour une croissance partagée ».
Rappelons que le comité actuel de la FANAF est composé du président César Ekomie Affene, président directeur général de NSIA Vie Gabon, et son vice-président, Mamadou Faye, Administrateur Directeur Général de la Sénégal de l’Assurance Vie. Le bureau de la FANAF est constitué de cinq membres choisis par vote à scrutin secret dans un savant dosage des équilibres sectoriels et géographiques.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
