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Faire du livre l’épine dorsale de l’épanouissement culturel et social en RDC
Au cœur de toute société prospère se trouve la richesse de sa culture, la profondeur de sa pensée et l’ouverture de son esprit. En République Démocratique du Congo, le livre émerge comme un pilier fondamental de cette prospérité, non seulement comme un vecteur de savoir, mais aussi comme un catalyseur de transformation sociale et culturelle.
L’investissement dans le livre ne devrait pas être perçu comme un luxe superflu, mais comme un impératif essentiel. Il incarne l’outil par excellence qui ouvre les portes de l’altérité, favorise l’accès à l’humanité, renforce la citoyenneté et promeut le respect mutuel. Au-delà de ses pages, le livre est un véhicule pour élargir les horizons, stimuler l’imagination et offrir un refuge lorsque les fardeaux de la vie semblent accablants.
En effet, le pouvoir du livre n’est pas simplement de transmettre des mots sur des pages, mais de transcender les barrières de l’ignorance, d’encourager l’empathie et de nourrir l’esprit critique. C’est un instrument de renouveau mental et social, capable de forger des esprits curieux, créatifs et visionnaires – des esprits qui sont les piliers d’une société dynamique et progressiste.
Ainsi, l’investissement dans le livre devrait être bien plus qu’une simple allocation budgétaire. Il doit s’agir d’une stratégie holistique visant à intégrer la littérature, la lecture et la production intellectuelle au cœur des politiques éducatives et culturelles.
Cela implique des bibliothèques bien approvisionnées, des programmes de promotion de la lecture, des subventions pour les auteurs locaux, ainsi que des initiatives visant à rendre la littérature accessible à tous, y compris dans les zones les plus reculées du pays.
Le livre n’est pas un simple objet inanimé, mais une force vivante qui élève, inspire et unit. Son essor dans la société congolaise est crucial. D’aucuns pensent que l’aventure est dangereuse. Ils n’ont tout simplement jamais essayé la routine de l’inculture. Elle est mortelle. La RDC doit accepter ce qui est, laisser partir ce qui était et avoir confiance en ce qui sera.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
