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F. Tshisekedi, maître du jeu : La mission divine d’un chef d’État en temps de guerre ( Tribune de Dany Mukendi/Mouvance Présidentielle)
Dans le tumulte géopolitique qui secoue la région des Grands Lacs, une conviction s’impose à Kinshasa : Félix Tshisekedi n’exerce pas seulement un mandat constitutionnel, il accomplit une mission divine et historique. Celle de restaurer la souveraineté pleine et entière de la République démocratique du Congo face aux visées expansionnistes de Kigali.
La bataille ne se joue plus uniquement dans les collines du Nord-Kivu. Elle se joue dans les chancelleries, dans les forums économiques, dans les cercles diplomatiques internationaux. Et sur ce terrain, Kinshasa a la maîtrise parfaite de la situation.

Diplomatie : L’isolement progressif de Kigali
Ces dernières séquences internationales ont livré des signaux forts. L’absence remarquée de Paul Kagame au National Prayer Breakfast à Washington a fait jaser dans les milieux diplomatiques. Ce rendez-vous, hautement symbolique, est souvent l’occasion de consolider des alliances discrètes mais stratégiques.
Même constat à World Economic Forum à Davos. Alors que la RDC multiplie les plaidoyers sur la transition énergétique et la souveraineté sur les minerais stratégiques, Kigali brille par une présence plus discrète sur ces grandes scènes.

Plus significatif encore : la montée en puissance de Kinshasa dans les discussions autour des métaux critiques. Le cobalt, le coltan, le lithium ( nerfs de la guerre technologique mondiale ) replacent la RDC au centre du jeu international. Là où le Rwanda est accusé et coupable d’exporter des minerais congolais sous d’autres labels, Tshisekedi a internationalisé le débat, transformant une crise sécuritaire en enjeu global de traçabilité et d’éthique minière.
Sécuritaire : La fin de l’aventure pathétique de l’AFC/M23

Sur le terrain militaire, les lignes bougent également. L’AFC/M23, mouvement rebelle accusé par Kinshasa d’être soutenu par Kigali, a été contraint de quitter Uvira. Cette ville stratégique du Sud-Kivu, carrefour commercial et verrou géographique vers le Burundi, représente un enjeu majeur dans la sous-région des Grands lacs.
Ce retrait, qu’il soit tactique ou imposé par la pression combinée des FARDC, des dynamiques régionales et des États-Unis du président Trump constitue un signal politique fort: l’offensive éclaire n’a pas produit l’effet de sidération attendu. L’État congolais tient, continue de tenir et contre-attaque sur le terrain militaire et diplomatique.
Politique : Tshisekedi donne le ton du dialogue

C’est là que réside le véritable coup de maître. Plutôt que de subir une médiation dictée de l’extérieur, le président Félix Tshisekedi a défini lui-même les grandes lignes du dialogue national. Pas de négociation pouvant compromettre l’intégrité territoriale. Pas de légitimation politique d’une rébellion armée et des criminels qui ont fait couler le sang des Congolais. Le cadre est posé et la République est debout.
En confiant la médiation à l’Angola, puissance régionale respectée et acteur clé de la stabilité en Afrique centrale, Kinshasa a repris l’initiative diplomatique. Ce choix n’est pas anodin : Luanda dispose d’un poids stratégique, énergétique et militaire qui équilibre les rapports de force régionaux.
Ainsi, le chef de l’État congolais n’est plus dans la posture défensive. Il structure le tempo, fixe les conditions, impose les séquences.
Maître du jeu

Dans cette guerre hybride ( militaire sur le terrain, diplomatique dans les capitales, économique dans les forums mondiaux) Félix Tshisekedi semble aujourd’hui maîtriser les leviers essentiels :
– Il a permis, sur le plan international, de faire comprendre les enjeux du conflit à l’est de la RDC et à faire pencher la balance en faveur de Kinshasa.
– Il repositionne la RDC comme puissance mondiale et stratégique des minerais critiques.
– Il encadre le dialogue politique en favorisant les intérêts purement congolais.
– Il contraint ses adversaires à réagir plutôt qu’à dicter leur agenda.
Face à un Paul Kagame souvent présenté comme stratège redoutable, le président congolais renverse progressivement la perception. La partie n’est pas terminée. Mais le centre de gravité s’est déplacé.
Et dans cette séquence décisive, Kinshasa ne subit plus, mais montre le cap.
Félix Tshisekedi n’est plus simplement président. Il agit en chef d’orchestre d’une reconquête diplomatique. Une mission divine, en effet, plus qu’un mandat.
Par Dany Mukendi/Mouvance Présidentielle
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Affaire des « Enfants Mushobekwa »: La fille de Mambabwa brise le silence et livre un témoignage clé sur la nuit controversée
Lors de la 7ème audience tenue ce jeudi 9 avril 2026 dans le dossier opposant les enfants Mushobekwa/Likulia à Philémon Mambabwa, la cour a entendu un témoignage particulièrement attendu. Celui de Malaïka Mambabwa Zegbo, 17 ans, fille du prévenu, venue livrer sa version des faits sur les événements survenus dans la nuit du 20 au 21 décembre au domicile familial.
À la barre, la jeune fille explique avoir obtenu l’accord de son père pour organiser une soirée entre amies, en compagnie de Sakina, une amie, et de sa cousine Léonie. Une rencontre initialement anodine, qui aurait toutefois pris une tournure inattendue. Selon elle, son amie Sakina avait insisté pour inviter son petit ami, Claudien Likulia, récemment rentré à Kinshasa. Après plusieurs refus, Malaïka affirme avoir fini par céder, posant néanmoins une condition : une visite brève et sans accompagnateurs.

Une arrivée non conforme et une situation sous tension
Contre toute attente, Claudien Likulia s’est présenté accompagné de deux autres jeunes, identifiés comme Christopher Likulia et un certain Noah. Malaïka affirme ne pas les connaître et dit avoir immédiatement ressenti un malaise face à cette présence imprévue.
Dans son récit, elle indique que Sakina et Claudien se sont ensuite enfermés dans une chambre pendant plus de trente minutes, suscitant son inquiétude. « Lorsque la porte s’est finalement ouverte, mon père venait de rentrer », a-t-elle déclaré devant la cour, décrivant une scène tendue à l’arrivée du chef de famille.
Intervention du père : entre fermeté et encadrement
Toujours selon la témoin, les jeunes garçons ont tenté de se dissimuler, notamment dans la salle de bain, avant d’être découverts. Elle insiste toutefois sur un point : son père n’avait donné aucune instruction de violence à leur encontre.
Au contraire, affirme-t-elle, il a demandé à ses agents de sécurité de retenir les jeunes gens à la guérite, dans l’attente de l’arrivée de leurs parents le lendemain matin. Une version qui contraste avec certaines accusations évoquées dans cette affaire.
Malaïka Mambabwa Zegbo a également remis en question certains éléments avancés pour justifier la présence des jeunes au domicile familial. Elle qualifie notamment de « mise en scène » l’histoire des médicaments évoquée par certains protagonistes et largement diffusée dans les Réseaux Sociaux.
Enfin, elle a catégoriquement rejeté les allégations de détention dans une cage. Selon elle, les seules cages présentes dans la parcelle familiale sont de petite taille et servent exclusivement à l’élevage de poules et d’oiseaux.
Ce témoignage, livré avec assurance, pourrait peser dans l’appréciation des faits par la cour, alors que ce procès continue de susciter une vive attention.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
