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Analyses et points de vue

F. Tshisekedi : L’heure des sanctions est arrivée ! ( Lettre ouverte au Président de la République, Chef de l’État) 

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Excellence Monsieur le Président,

L’heure des sanctions est arrivée. Un appel vibrant, celui de la justice, celui de l’honneur, résonne à travers nos villages, nos territoires et nos provinces avec une force que nul ne peut étouffer. Les images insoutenables de nos familles massacrées comme des moustiques, de nos terres souillées par des forces terroristes Rwandaises, nous transpercent le cœur et l’âme.

Ces images ne devraient jamais être le fardeau silencieux d’un peuple, mais le catalyseur d’une révolution morale et politique. Aujourd’hui, alors que la ville de Goma se retrouve sous le joug de l’oppresseur, nous ne pouvons plus rester silencieux. Quels que soient nos désaccords politiques, jamais aucun Congolais ne peut rester insensible au défi qui nous est lancé.

Nous sommes face à une épreuve historique, et l’histoire ne pardonne ni la lâcheté ni l’inaction. Il y a des traîtres parmi nous, tapis dans les recoins sombres de nos institutions. Ils ont vendu l’âme de notre nation pour un peu d’or et d’argent, sacrifiant nos familles sur l’autel de leur cupidité. Ces Judas modernes vous mènent inexorablement vers une sortie honteuse du pouvoir.

Vous êtes, Monsieur le Président, la dernière barrière entre eux et l’asservissement total de notre peuple. Ne soyez pas celui par qui cette machination continuera. Ne soyez pas celui dont l’histoire se souviendra comme ayant préféré les sirènes trompeuses des amitiés ambivalentes et des alliances politiques à la noble quête de la survie de son peuple face à une mort programmée et certaine.

Ne laissez pas le récit de votre règne devenir celui d’un géant aux moyens colossaux, mais au cœur hésitant, qui a accompagné son propre déclin par un manque de courage face à l’épreuve du destin. Notre histoire récente nous a enseigné la dure leçon des erreurs d’appréciation. Les présidents Mobutu et LD Kabila, malgré leur puissance, ont vu leur règne sombrer dans le chaos et la domination étrangère.

Aujourd’hui, le Rwanda cherche à renouveler son personnel dans nos institutions pour assurer encore sa domination sur notre pays pour les 30 prochaines années. Ne soyez pas celui qui leur en donne l’opportunité. C’est le moment de renverser la table. Prenez des décisions courageuses, des décisions qui résonneront à travers les âges. Sanctionnez les traîtres, sauvez notre pays et soignez votre propre image.

Sanctionnez ceux qui vous ont trahi, qui ont trahi notre peuple. Ceux qui ont sacrifié des vies congolaises à l’hégémonie rwandaise. Il est temps de purger nos services, d’exécuter les traîtres. Ils sont connus. N’ayez pas la main tremblante, car le temps n’attend pas. Le peuple congolais, qui vous a jusque-là soutenu dans l’adversité, commence à douter de votre détermination.

Il faut très peu pour qu’il se retourne contre vous si rien n’est fait. C’est à cela que travaillent ceux qui vous trahissent, matin, midi, soir et même la nuit. Laissez l’histoire se souvenir de vous non pas comme un spectateur impuissant, mais comme un leader qui a répondu à l’appel du devoir avec courage et intransigeance. L’heure des sanctions est arrivée. Qu’elle soit l’aube d’une nouvelle ère de justice, de paix, et de dignité pour notre peuple.

Avec espoir et détermination,

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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