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F. Tshisekedi aux gouverneurs : »Les actes de sabotages de nouvelles politiques publiques ne seront ni tolérés ni impunis… »

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Le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi a procédé, ce lundi 28 décembre 2020 au Palais de la Nation, à l’ouverture de la 7e session de la Conférence des gouverneurs de provinces sous le thème « la Gouvernance des provinces dans l’environnement démocratique actuel : défis et opportunités ». Ce, conformément aux dispositions de l’article 200 de la Constitution et de l’article 10 de la Loi n°08/015 du 07 octobre 2008 portant organisation et fonctionnement de la Conférence des gouverneurs de province.

À cette occasion, tout a commencé par le discours de Gentiny Ngobila Mbaka, gouverneur de la ville province, hôte de ces assises. Dans son adresse, il a souhaité la bienvenue à tous ses collègues qui séjournent dans son entité et a remercié le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi pour le choix porté sur la ville de Kinshasa.

Prenant la parole à son tour, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi a commencé par peindre le tableau de la situation politique depuis l’alternance politique jusqu’à la rupture de la coalition FCC-CACH.

« Il a été constaté deux ans après l’alternance politique que la coalition FCC-CACH, qui en a été l’émanation, a montré ses limites à répondre positivement à l’essentiel des attentes de notre peuple, tant au niveau national que provincial. À l’espoir né en janvier 2019, et a excédé le doute, qui risquait, si on n’y prenait garde, à entraîner le peuple dans le désespoir avec toutes les conséquences qu’on peut facilement imaginer », a fait savoir le garant de la Nation dans son discours.

Au niveau des provinces, poursuit-il, la crise de cette coalition s’est également ressentie par l’action de certains exécutifs et de certaines assemblées provinciales où certaines décisions ont été prises non pas en fonction de l’intérêt des administrés, mais des orientations de la plateforme d’appartenance des acteurs concernés. Nous ne pouvons rester insensible devant une telle situation.

Abordant la question liée à la création de l’Union sacrée de la Nation, le cinquième Président de l’histoire de la République démocratique du Congo en a laissé entendre que c’est le nouveau cadre où evolueront les institutions de la République. Il permettra la stabilité des gouvernements provinciaux, gage d’un développement continu.

« Ce même cadre accordera beaucoup plus d’attentions et des priorités aux préoccupations financières des provinces, à la construction des infrastructures, de même qu’il accéléra le processus de pacification, accordera beaucoup plus de facilités aux investisseurs, mettra l’accent davantage sur le contrôle des Finances et poursuivra les réformes multisectorielles engagées. Dans cette optique, les actes de sabotages de nouvelles politiques publiques que je compte impulser pour le reste de mon quinquennat ne seront ni tolérés ni impunis », a-t-il déclaré devant les gouverneurs des provinces et membres du gouvernement central.

À lui de prévenir une fois de plus : « Désormais, la mise en œuvre de mon programme, et ceux des gouvernements provinciaux sera suivi et évalué trimestriellement afin de vous assurer que nos politiques publiques retenues et planifiées dans les différents secteurs de la vie nationale, améliorent les conditions des vies de notre peuple ».

Soucieux de réussir pendant les trois années de mandat qui lui restent, Félix Antoine Tshisekedi a rappelé aux gouverneurs des provinces la nécessité d’accompagner sa vision.

« Les institutions nationales à savoir : le président de la République, le parlement, ainsi que les cours et tribunaux, exercent exclusivement les missions et prérogatives en vue de l’unité du pays. Il n’y a pas de notion de décentralisation ou de régionalisation pour ses missions et prérogatives souveraines. Les provinces sont plutôt bénéficiaires que partenaires. À ce titre, il est interdit toute participation d’un gouverneur de province à toute entreprise susceptible de mettre en danger, de suspendre ou d’interrompre dans notre pays l’État de Droit, son indépendance, sa souveraineté, son unité, son indivisibilité, son caractère social, démocratique et laïc notamment par la mise en place de ses propres forces de défense nationale ou de sûreté extérieure », a-t-il fait savoir.

Rappelons-le, au cours de ces assises qui vont se clôturer le mardi 29 décembre 2020, les gouverneurs des provinces vont émettre des avis et formuler des suggestions sur la politique à mener et sur la législation à édicter par la République. Cette rencontre intervient dans un contexte particulier caractérisé par un cycle des conflits de gouvernance, la cohabitation difficile entre les gouverneurs des provinces et les bureaux des organes délibérants.

En marge de cette conférence, sauf changement et conformément à la correspondance du VPM, Ministre de l’intérieur Gilbert Kankonde, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi pourrait s’entretenir avec les Présidents des assemblées provinciales.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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