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Extension de Kinshasa à Maluku : « Kingakati » exclu du périmètre déclaré d’utilité publique
Le parc de la vallée de Kingakati, communément appelé « Kingakati », ne fait pas partie du périmètre concerné par l’arrêté du ministre des Affaires foncières portant déclaration d’utilité publique en vue de l’extension de la ville de Kinshasa vers la commune rurale de Maluku.
C’est ce qu’indique un communiqué officiel publié à la suite des nombreuses spéculations et interprétations autour de ce projet d’aménagement urbain. Selon ce document, le site de Kingakati reste en dehors des espaces ciblés par les mesures gouvernementales liées à l’expansion de la capitale congolaise.

Les autorités précisent ainsi que l’arrêté ministériel vise exclusivement les zones retenues pour accueillir les nouvelles infrastructures et les futurs aménagements destinés à accompagner la croissance démographique de Kinshasa.
Cette mise au point intervient alors que plusieurs commentaires circulaient au sujet d’une éventuelle intégration du parc de la vallée de Kingakati dans le périmètre déclaré d’utilité publique, suscitant interrogations et réactions au sein de l’opinion.
Le gouvernement entend, à travers ce projet d’extension vers Maluku, désengorger la capitale et favoriser une urbanisation mieux planifiée, avec la création de nouveaux espaces résidentiels, administratifs et économiques.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain
Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.
Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.
Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre
Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.
L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.
Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira
La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
