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Economie

Expo Béton 2025 : Judith Suminwa mise sur les corridors du Sud pour propulser l’économie congolaise

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La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a officiellement clos la 9ᵉ édition d’Expo Béton, tenue du 16 au 19 avril à Lubumbashi. Sous le thème « Les corridors sud de la RDC-SADC : projets à développer et opportunités d’affaires », cette édition a marqué un tournant vers une vision plus intégrée du développement économique et des infrastructures.

Le corridor de Lobito au cœur des ambitions nationales

Dans son allocution de clôture, la Cheffe du Gouvernement a salué la pertinence du thème choisi, soulignant que le corridor de Lobito s’affirme désormais comme un pilier stratégique pour la croissance économique, l’intégration régionale et la création d’emplois.

« Le corridor de Lobito, au cœur des discussions, s’impose comme un levier majeur de transformation économique. Il illustre le rôle qu’Expo Béton continue de jouer dans la structuration des projets d’envergure pour notre pays », a déclaré Judith Suminwa.

Un appel au secteur privé et à la jeunesse

La Première ministre a également mis en avant le rôle central du secteur privé, des investisseurs étrangers et de la jeunesse congolaise dans la mise en œuvre des grands projets. « Je félicite les entreprises, les partenaires et les jeunes talents qui investissent dans l’innovation et les infrastructures. Vous êtes les bâtisseurs d’une RDC moderne, ouverte et compétitive », a-t-elle affirmé.

La Cheffe du Gouvernement a tenu à saluer l’engagement du sénateur Jean Bamanisa, initiateur d’Expo Béton, pour sa vision, sa rigueur et sa détermination à faire de cette plateforme un catalyseur du développement national.

Cette 9ᵉ édition a rassemblé experts, autorités, investisseurs, universitaires et techniciens autour d’un objectif commun : mobiliser les investissements structurants pour faire des corridors sud un moteur réel de développement et d’intégration économique pour la RDC

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Actualité

Audits favorables et résultats à l’appui à la CFEF: La défense d’Alain Lungungu contre-attaque

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À peine publiée, la décision du ministre des Finances suspendant à titre conservatoire le coordonnateur national de la Cellule d’Exécution des Financements en faveur des États fragiles ( CFEF), Alain Lungungu Kisoso, fait déjà l’objet d’un recours formel. Dans une correspondance adressée aux autorités compétentes, ses conseils juridiques dénoncent une mesure « entachée d’irrégularités graves ».

Pris le 13 avril 2026, l’arrêté est accusé de reposer sur des griefs non étayés et de violer les principes fondamentaux du droit administratif. « Cette décision met en cause notre client sans qu’il n’ait jamais été entendu ni informé des accusations portées contre lui », fustige la défense.

Le principe du contradictoire au cœur de la contestation

L’un des principaux axes du recours repose sur la violation du principe du contradictoire. Selon les avocats, Alain Lungungu n’aurait reçu aucune notification préalable lui permettant de préparer sa défense.

Un manquement qui constituerait, à leurs yeux, une atteinte directe aux droits fondamentaux garantis par la Constitution et les lois de la République. « Les droits de la défense ne sont pas une option, mais une obligation dans tout État de droit », martèlent-ils.

Des accusations jugées infondées par la défense

Sur le fond, les conseils d’Alain Lungungu rejettent l’ensemble des accusations ayant conduit à sa suspension. Le dossier lié au projet PDL-145T, présenté comme un élément déclencheur, aurait été classé sans suite par la justice faute de preuves.

Concernant les soupçons de détournement, ils évoquent des audits réguliers ayant certifié la gestion de la CFEF sans la moindre réserve, remettant ainsi en cause la solidité des griefs avancés.

Une gestion financière validée par des audits indépendants

Les éléments produits dans le recours mettent en avant une gestion jugée conforme aux normes en vigueur. Selon la défense, les contrôles effectués par des institutions compétentes n’ont relevé aucune anomalie majeure.

« Tous les flux ont été retracés, certifiés et jugés conformes », assurent les avocats. Les rapports d’audit, notamment ceux réalisés par des cabinets indépendants et la Cour des comptes, auraient été validés sans réserve par les bailleurs de fonds.

Le programme PDL-145T au centre des tensions

Le programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) apparaît comme le nœud du litige. Si des retards dans l’exécution des travaux sont reconnus, la responsabilité directe du coordonnateur est contestée.

La défense attribue ces dysfonctionnements aux entreprises contractantes ainsi qu’à des contraintes logistiques majeures, notamment l’enclavement de certaines zones et les difficultés sécuritaires sur le terrain.

Des performances mises en avant pour relativiser les griefs

Les résultats enregistrés dans le cadre du PDL-145T sont également invoqués pour appuyer la défense d’Alain Lungungu. Au 31 mars 2026, 386 ouvrages sur les 635 prévus ont été réceptionnés, soit un taux d’exécution de 60,8 %.

Ces réalisations comprennent 233 écoles primaires, 116 centres de santé et 37 bâtiments administratifs, tandis que 92 autres infrastructures seraient en phase de finition.

Selon des sources proches du dossier, ces performances sont jugées globalement satisfaisantes au regard du contexte opérationnel difficile. Elles sont présentées comme un argument supplémentaire en faveur du caractère contestable des accusations ayant conduit à la suspension.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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