Connect with us

Politique

Exploitation illicite des minerais en RDC: le procureur requiert 10 ans de prison pour trois chinois

Published

on

 

Le ministère public a requis une peine de 10 ans de servitude pénale principale contre trois Chinois qui sont poursuivis en procédure de flagrance devant le tribunal de grande instance de Bukavu, pour exploitation illicite des minerais dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu.

Dans son réquisitoire, l’organe de la loi, représenté par l’avocat général Willy Mbayi Mwanza, est revenu sur les peines de chacun des griefs retenus à l’encontre de ces Chinois.

Il s’agit par exemple de la prévention liée à l’activité minière illicite, pour laquelle la loi prévoit une peine qui va jusqu’à 500.000 USD et la servitude pénale principale qui va de 5 à 10 ans. Le ministère public a requis 10 ans de servitude pénale principale et 500.000 USD.

Quant à la prévention de blanchiment des capitaux et tant d’autres, la peine maximale va jusqu’à 20 ans de prison, mais le ministère public n’a requis que 10 ans pour chacun de ces trois Chinois.

« Votre tribunal va dans l’ensemble condamner chaque prévenu à 10 ans de servitude pénale principale, va condamner chacun à 500.000 USD d’amende ; va ordonner la confiscation des 10 lingots d’or qui représentent 15,712 kilos ; le tribunal va ordonner la confiscation des 400.000 USD qui sont saisis dans un compte à la Rawbank ; le tribunal va également ordonner l’interdiction définitive à chacun des prévenus de séjourner sur le sol congolais », dit le représentant du ministère public.

Après le réquisitoire du ministère public, place aux plaidoiries en attendant le verdict du tribunal.

Les trois Chinois sont poursuivis pour sept griefs, notamment le séjour irrégulier, l’achat illicite des minerais, la détention illicite des substances minérales, l’entrave à la transparence de l’achat des minerais, le défaut de transparence, l’exploitation illicite des minerais, le blanchiment des capitaux, la fraude et le pillage des ressources minérales.

Justin Mwamba / actualité.cd

Politique

Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout

Published

on

La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.

Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.

Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.

Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.

Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.

Junior kasamba/Congoprofond.net

Continue Reading