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Exploitation du gaz méthane au Lac Kivu : EPPM présente ses études de faisabilité

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Soucieux d’apporter de l’électricité aux populations de Nord et Sud-Kivu, la société tunisienne Engineering Procurement et Project Management (EPPM) a présenté, le lundi 6 mai à l’hôtel Rotana à Kinshasa, ses études de faisabilité sur le projet d’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu, en vue de la production de l’électricité. Un projet qui va sans doute permettre aux populations de ce coin du pays de s’approvisionner désormais en énergie électrique de manière permanente.

En présence des autorités congolaises, notamment le ministre du Budget, Pierre Kangudia ; du ministre ai des Hydrocarbures, John Kwet Mwan Kwet, ainsi que l’ensemble du corps diplomatique accrédité à Kinshasa, les responsables de l’EPPM ont démontré l’importance de ce grand projet qui date de 2017. Un projet évalué à 163 millions de dollars américains, susceptible d’être actualisé.

S’agissant des études de faisabilité et après une visite d’inspection à Goma, du 3 au 4 mai, les experts de l’EPPM ont dressé un état des lieux pour la mise en œuvre dudit projet sur une durée de 30 ans. Il connaîtra trois phases: la première, c’est la phase expérimentale où les experts ont présenté les études de faisabilité technique, les études d’impact environnemental et social ainsi que des études économico-financières.

Ensuite, vient la phase de la réalisation. Il sera question de construire les différentes composantes du projet. La barge qui sera construite aura un système de sécurité très impressionnante. Question de protéger le personnel voire même l’appareil. Celle-ci aura une station de pompage, Lances, Extincteurs, un système de détection des gaz combustibles et toxiques (H2S), un plan d’évacuation, un point de rassemblement, l’alarme et le signe de sécurité, un bateau de sauvetage, un gilet et une bouée de sauvetage, une radio maritime audio et un fusée rouge de sauvetage.

La troisième phase c’est la vente de l’électricité aux populations locales.

Pour mieux réaliser ce projet, l’EPPM s’est alliée avec deux partenaires locaux, à savoir SWEDE Energy DRC SARL et IHUSI SA. En outre, EPPM et la SNEL envisagent de créer une société de distribution de l’électricité aux populations.

Armel Langanda/Congoprofond.NET

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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC

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Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.

Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.

Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.

Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.

« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.

Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.

« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.

Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.

Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.

Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.

Glodi Bukasa

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