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Exetat 2024 : La publication des résultats attendue à partir du 20 juillet (Communiqué)

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Le ministère de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté a rendu public le chronogramme du processus de publication des résultats de l’Examen d’État édition 2023-2024.

C’est l’inspecteur général du ministère de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté, Odia Musungayi qui a détaillé le déroulement des étapes à travers un communiqué dont une copie est arrivée à CONGOPROFOND.NET.

Dans ce document, il est indiqué que le controle des copies se fera du 20 juillet au 20 août 2024, période au cours de laquelle interviendra la publication proprement dite des résultats de l’Examen d’État.

Ci-dessous le chronogramme du processus de publication des résultats.

1. Réception des malles: du 1er au 20 juillet 2024 (20 jours)

2. Dépouillement: du 1er au 28 juillet 2024 (28 jours)

3. Scannage et contrôle des copies scannées: du 3 juillet au 1er août 2024 (30 jours)

4. Contrôle des résultats avant publication: du 20 juillet au 20 août 2024 (30 jours)

5. Élaboration du palmarès et production du rapport final: du 11 au 24 août 2024 (14 jours)

Il sied de rappeler que cette 58 ème session ordinaire de l’Examen d’État a connu la participation de 962.887 candidats inscrits au cycle long, dont 42℅ de filles, et 5.417 candidats au jury national du cycle court , dont 18,5℅ de filles , repartis dans 2.960 centres de passation.

Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET

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EDU-NC : des agents illégaux suspendus de la paie, une enquête ouverte

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La Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE) s’engage dans une lutte contre les agents nouvellement mécanisés et payés au sein des bureaux gestionnaires. N’ayant pas respecté la procédure normale, ces derniers n’auront plus droit à leurs salaires à partir de la paie du mois de mars. Une enquête est en cours pour déterminer le mécanisme qui a conduit à leur intégration dans le fichier de paie des enseignants.

L’information est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET à travers un communiqué officiel daté du 9 mars 2026 et adressé à tous les directeurs provinciaux de la DINACOPE (DIPROCOPE).

« La Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires procède actuellement à un audit interne du fichier de paie des enseignants, suite au dysfonctionnement constaté lors de la paie du mois de janvier 2026 », peut-on lire dans ce communiqué signé par Vital Lumbala Kadiata, Directeur national-chef de service.

Poursuivant son message, il précise :

« Les premières analyses révèlent que plusieurs agents administratifs affectés dans différents bureaux ont intégré le fichier de paie en dehors du mécanisme normal de mise à jour. »

Cette révélation relance le débat sur les conditions entourant la mécanisation des enseignants. Un paradoxe est décrié : pendant que dans les écoles, bon nombre de nouvelles unités (NU) et de non payés (NP) cumulent plusieurs années sans salaire, certains individus parviennent facilement à être rémunérés dans les bureaux gestionnaires.

« Je suis à ma huitième année d’attente de la mécanisation de mon école en tant que chef d’établissement. Mes enseignants sont fatigués et la qualité du travail est impactée. Par quel mécanisme des personnes sont-elles facilement payées dans les bureaux gestionnaires ? », s’interroge un préfet des études à Kisenso.


Tenant compte, d’une part, de la décision prise par la DINACOPE et, d’autre part, de la souffrance des bénéficiaires légaux, plusieurs questions se posent :

  • Qui affecte les personnels dans les bureaux gestionnaires malgré la pléthore existante et facilite leur mise en paie ?
  • Pourquoi les enseignants dans les écoles sont-ils ignorés lorsqu’une enveloppe salariale est disponible, au profit de personnes inconnues ?

Selon des témoignages recueillis auprès d’agents et cadres des bureaux gestionnaires (antennes DINACOPE, SERNIE, sous-divisions, etc.), certains agents nouvellement engagés arrivent directement avec leurs salaires. Ils seraient, pour la plupart, des membres de familles politiques, biologiques ou encore d’Églises. Le vice-Premier ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebua, l’avait d’ailleurs reconnu par le passé.

Il convient également de signaler que les cadres organiques délimitant le nombre d’agents par bureau sont souvent ignorés, alors que dans les écoles ils sont scrupuleusement respectés et que les profils des agents conditionnent les affectations.

Une autre question demeure : quel est le nombre exact de ces nouveaux agents illégalement payés en janvier 2026 et qui sont leurs facilitateurs ? Une chose est certaine : pour être affecté à la DINACOPE, c’est le Secrétaire général à l’EDU-NC qui établit la commission d’affectation. Au niveau des sous-divisions, la responsabilité revient au directeur provincial (PROVED).

Intégration de 555 agents constatée en janvier 2026

L’effectif total des agents payés à l’EDU-NC est passé de 699 799 en décembre 2025 à 700 354 en janvier 2026, soit une augmentation de 555 agents nouvellement intégrés dans le fichier de paie des enseignants.

« L’autorité a été surprise de constater que des personnes d’origine inconnue soient payées au détriment des bénéficiaires légaux qui étaient programmés », nous a confié une source administrative.

Faits saillants après la paie controversée

Après la paie de janvier 2026, plusieurs événements ont secoué le ministère : la réaction des syndicats d’enseignants après avoir constaté une ponction de 20 000 francs congolais dans la prime de la gratuité, l’alerte du député national Willy Mishiki sur un prétendu détournement de fonds, ainsi que l’interpellation par les services de sécurité puis la suspension par la ministre d’État Raïssa Malu Dinanga du Directeur national-chef de service Boniface Mbaka Ngampembe et de son adjoint chargé du système d’information Sam Mbavu, pour des faits jugés graves.

« Il m’a été donné de constater que des faits graves vous sont reprochés dans l’exercice de vos fonctions à la tête de la DINACOPE, notamment le manquement aux devoirs de votre état et l’obstruction à la mise en œuvre des politiques, des décisions et des actions des pouvoirs publics, faits susceptibles de compromettre le bon fonctionnement du service et la crédibilité du ministère », a écrit la ministre d’État à l’EDU-NC, Raïssa Malu Dinanga.

Cette suspension, à titre conservatoire, renforce les soupçons de ceux qui estiment que le fichier de paie des enseignants géré par la DINACOPE comporte de nombreuses irrégularités.

Cependant, il est curieux de constater qu’après plusieurs opérations de toilettage, ce fichier n’a jamais été totalement assaini. Les promesses faites aux enseignants NP ne sont toujours pas tenues. Doivent-ils continuer à espérer alors que la masse salariale ne cesse d’augmenter ?

En somme, les dispositions prises par le nouveau Dinat Vital Lumbala Kadiata, visant la suspension des salaires des nouveaux agents illégalement intégrés, pourraient permettre de faire la lumière sur les réseaux mafieux qui perturbent la budgétisation des bénéficiaires légaux.

Jules Kisema Kinkatu / CONGOPROFOND.NET

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