Société
Exécution des projets de la dotation de 0,3% minimum du chiffre d’affaires de Kibali Gold mines par le service national : Le Gouverneur de Haut-Uélé signe le protocole d’accord.
En présence de la Ministre des Mines Antoinette N’Samba, Kalambayi, un protocole d’accord a été signé ce mercredi 3 mai 2023, entre le Gouverneur de la Province du Haut-Uélé et la Société Kibali Gold Mines en vue de l’exécution des travaux par le Service National. Le Gouverneur Christophe Baseane Nangaa, a apposé sa signature sur ce protocole d’accord qui concerne la construction des hôpitaux, des écoles et autres projets de développement communautaire dans deux territoires de sa province : Les territoires de Watsha et de Faradje.
Le Code minier de la RDC prévoit la dotation de 0,3% minimum du chiffre d’affaires des entreprises minières au bénéfice des projets de développement des communautés locales impactées par l’exploitation minière.
Suite à cette disposition, la Société Kibali Gold Mines a respecté ses obligations sociétales vis-à-vis des communautés locales.
Par ailleurs, le Gouverneur du Haut-Uélé a appelé les populations des territoires précités à accompagner lesdits projets.
« Nous devons accélérer les travaux dans les territoires de Watsha et Faradje qui sont impactés par le projet d’extraction d’or par l’entreprise Kibali.
Il s’agira de la construction des hôpitaux, des écoles. Le Service National envisage de poursuivre dans le domaine de l’agriculture. Nous invitons donc les populations à accompagner les projets qui ont été sélectionnés ». A-t-il expliqué.
Baseane Nangaa a révélé que 80 % de la main d’oeuvres pour l’exécution des travaux seront puisés dans la population.
Il importe de rappel que la signature officielle au niveau national du protocole d’accord de la dotation de 0,3% entre Kibali et le Service National, s’est déroulé le vendredi 28 avril 2023, en présence des Ministres des mines, Antoinette N’Samba Kalambayi et des Affaires Sociales et Actions Humanitaires, Modeste Mutinga.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.net
Société
Lubero–Kirumba : la journée de Lumumba célébrée sans activités, une commémoration passée sous silence
Ce 17 janvier, jour férié consacré à la mémoire de Patrice Emery Lumumba, héros national et premier Premier ministre de la République démocratique du Congo, aucune activité commémorative n’a été organisée dans la partie sud du territoire de Lubero, notamment à Kirumba. Si la journée a bien été observée comme chômée, aucun rassemblement, moment de méditation, ni initiative citoyenne n’a marqué cette date pourtant symbolique dans l’histoire du pays, laissant un sentiment de vide et de déception au sein de la population locale.
Dans cette zone essentiellement agricole, ces journées fériées sont souvent perçues de manière pragmatique. De nombreux parents en profitent pour envoyer les élèves aux champs afin d’aider aux travaux agricoles, une réalité sociale bien connue dans la région. Toutefois, plusieurs habitants estiment que cette pratique, bien qu’ancrée dans le quotidien, ne devrait pas faire totalement oublier la portée historique et patriotique de dates comme celle du 17 janvier, dédiée à un homme qui a incarné la lutte pour l’indépendance, la dignité et la souveraineté nationale.
Patrice Emery Lumumba, assassiné le 17 janvier 1961, demeure une figure centrale de la mémoire collective congolaise. Nationaliste convaincu, il a porté haut la voix du Congo sur la scène internationale et défendu l’unité nationale face aux divisions internes et aux ingérences étrangères. Son combat pour une indépendance réelle, politique et économique, continue d’inspirer des générations, et sa mémoire est officiellement honorée chaque année à travers cette journée fériée décrétée par l’État congolais.
À Lubero comme dans d’autres entités de l’est du pays, marquées par des défis sécuritaires et sociaux persistants, l’absence d’activités commémoratives a ravivé le sentiment d’une population en quête de paix durable et de repères civiques forts. Pour plusieurs habitants, honorer Lumumba ne devrait pas se limiter à un jour chômé, mais constituer une opportunité de réflexion collective sur l’avenir du pays, la cohésion nationale et les valeurs de justice et de patriotisme qu’il a défendues jusqu’au sacrifice suprême.
Sadrack Bihamba
