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Actualité

Exclusion de Katumbi de LAMUKA : c’est irréaliste, s’insurge la « Dynamique Katumbi Président/Sud-Kivu »

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La Dynamique Katumbi Président, une des structures de parti politique Ensemble pour la République, s’incrit en faux contre l’exclusion de Katumbi et Jean Pierre Bemba dans la plate-forme LAMUKA.

Au cours d’une conférence de presse tenue dans la ville de Bukavu, cette structure a qualifié cette décision d’irréaliste.

 » Le Congo a besoin de quelqu’un comme Katumbi pour espérer au développement ».

 » Qui peut exclure Moïse Katumbi et Bemba dans LAMUKA, et c’est quoi LAMUKA? Qu’est-ce que Lamuka sans Katumbi et Bemba? Je rappelle que Lamuka n’a pas des membres, Lamuka est constitué des leaders qui ont des personnes derrière eux, des plateformes! Personne n’a la carte de LAMUKA. On a créé Lamuka pour l’intérêt du peuple et quand Katumbi rencontre l’intérêt du peuple, il a péché contre qui? Lamuka c’est une philosophie qui a été créée pour répondre aux intérêts du peuple congolais. Personne ne peut chasser Katumbi de Lamuka », a dit Pépinus Bahiga, coordonnateur de DPK Sud-Kivu.

Concernant l’adhésion dans l’Union Sacrée, les Katumbistes motivent cette adhésion par le souci du bien-être des congolais.

 » Si nous sommes à l’Union sacrée, c’est parce que le président avait tendu la main à Katumbi. Nous sommes à l’Union sacrée parce que notre leader a été sollicité et il ne prône que les valeurs républicaines », a dit son représentant au Sud-Kivu.

En RDC, convient-il de souligner, la Dynamique Katumbi Président est déjà dans 13 provinces avec la seule mission de porter Moïse Katumbi Chapwe à la présidence en 2023.

 » Le Congo a besoin de quelqu’un comme Katumbi pour espérer au développement. Nous sommes resolument engagés pour apporter Moïse Katumbi au pouvoir à l’horizon 2023. C’est une mission noble que nous portons et sommes capables de la réaliser. Pour la RDC, c’est un salut d’avoir un Moïse Katumbi qui viendra changer la situation de Congolais. Le souci est là, la morale est là. La quasi-totalité du peuple congolais est prête à amener Moïse Katumbi à la présidence en 2023 comme président de la République », explique Pépinus Bahiga, coordonnateur de cette Dynamique.

Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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