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Examens d’État 2024 : Quand la volonté transcende les obstacles : l’exploit des candidates à Kampala

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Dans un geste symbolique d’égalité et de détermination, 108 candidates congolaises ont bravé les défis pour se présenter aux examens d’État qui ont débuté ce lundi 6 mai 2024 au Centre Ituri 1 à Kampala, en Ouganda, en présence de S.E. Jules Kalala Ngalu, Chargé d’Affaires de l’Ambassade de la République Démocratique du Congo en Ouganda. Leur participation remarquable représente plus de la moitié des 204 candidats inscrits, marquant ainsi une étape importante vers la parité dans l’éducation.

Organiser ces examens cruciaux en territoire ougandais a été un véritable tour de force pour les autorités congolaises. Avec seulement trois écoles désignées comme centres d’examen dans la ville de Kampala, dont l’école Umoja à Mukono, la gestion de ce processus a nécessité une coordination sans faille. Cependant, malgré les obstacles logistiques, les responsables ont déployé des efforts considérables pour garantir des conditions optimales aux candidats, conscients de l’importance de ces examens pour leur avenir.

Pour ces jeunes filles, le chemin vers les salles d’examen n’a pas été facile. Nombre d’entre elles ont dû surmonter des défis majeurs, allant des conditions de vie précaires dans les camps de réfugiés au manque de ressources éducatives adéquates. Certaines ont confié avoir eu du mal à trouver un endroit calme pour étudier, tandis que d’autres ont dû partager les rares manuels disponibles et s’entraider pour combler les lacunes en matière d’apprentissage. Malgré ces obstacles, leur détermination et leur résilience ont été remarquables. Conscientes que la réussite à ces examens pourrait changer le cours de leur vie, elles ont persévéré, portées par l’espoir d’un avenir meilleur.

Au-delà des résultats individuels, la forte participation des candidates à ces examens envoie un message puissant en faveur de l’égalité des chances dans l’éducation. En offrant cette opportunité à autant de jeunes filles, les autorités congolaises démontrent leur engagement à briser les barrières traditionnelles et à promouvoir l’accès équitable à l’éducation pour tous. Comme l’a souligné un responsable de l’éducation, “Chaque enfant mérite une chance égale de réussir, indépendamment de son genre ou de sa situation. En surmontant les obstacles pour permettre à ces candidates de passer ces examens à Kampala, nous envoyons un message clair : l’éducation des filles est une priorité absolue.

Claudine N. I.


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Education

ESU : Les points sexuellement et politiquement transmissibles n’ont pas droit de cité dans les Universités et Instituts Supérieurs Catholiques, dit l’Abbe Santedi Kinkupu

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« Les points sexuellement transmissibles (PST) et politiquement transmissibles (PPT) ne doivent pas avoir place dans les Universités et Instituts Supérieurs Catholiques », a déclaré le Recteur de l’Université Catholique du Congo (UCC), l’abbé Léonard Santedi Kinkupu, à travers son mot de remerciement à la clôture du colloque de l’Association des Universités et Instituts Supérieurs Catholiques au Congo (ASUNICACO), le samedi 04 mai 2024, sous le thème : « L’enseignement supérieur catholique au service du développement humain intégral ». Il prône, par contre, une éducation de qualité au profit de la jeunesse congolaise.

« Le développement du thème choisi pour notre Colloque nous a permis de voir combien l’éducation est un chantier très complexe, un chemin crevassé, pierreux, rocailleux et zigzaguant, mais sans éducation rien de bon ne peut être fait. Je pourrais même dire que l’éducation est le nouveau nom du développement. Mais il faut souligner que la qualité de l’éducation ou l’éducation de la qualité, est celle qui milite sur l’harmonie entre science et conscience, et souligne le primat de l’éthique », a-t-il indiqué.

Et de marteler : « Comme ASUNICACO, nous avons le sacré devoir de continuer à conjuguer nos efforts pour en faire notre cheval de bataille. La transfiguration de notre société défigurée par les antivaleurs, exige une éducation multidimensionnelle, basée sur des valeurs à la fois spirituelles et éthiques, des valeurs scientifiques, écologiques, civiques, des valeurs politiques, économiques et technologiques. C’est un très grave devoir pour nous de donner à notre jeunesse une formation complète. Prenons conscience de ce très grave devoir ».

Signalons que la recrudescence des antivaleurs, selon les membres de cette association, notamment la corruption, la malhonnêteté, le tribalisme couplé du népotisme, la tricherie, etc., les a poussés à jeter un regard rétrospectif, à travers ce colloque, sur le système éducatif du passé précolonial, colonial et postcolonial et ce, en vue d’évaluer l’apport des Universités et Instituts Supérieurs Catholiques à la formation intégrale de la personne humaine.

Pendant trois jours, soit du jeudi 02 au samedi 04 mai 2024, ces conférenciers venus des Etablissements Catholiques de la RDC, dans le but d’apporter leur contribution à l’émergence d’une élite acquise à la haute culture scientifique et imprégnée de grandes valeurs inspirées par l’Evangile, ont engagé des débats sur quatre axes, à savoir : Identité et mission des Universités et Instituts supérieurs catholiques ; Organisation, viabilité et politique de recherche des Universités catholiques ; Enseignement catholique et défis environnementaux, technologiques et éthiques ; et enfin, Enseignement catholique, recherches et service à la communauté.

Satisfait du travail réalisé par ses pairs lors de ce colloque, le Président de l’ASUNICACO et Recteur de l’Université Catholique du Congo (UCC), l’abbé Léonard Santedi, a émis le vœu de voir ce travail en réseau se renforcer au fil des années et constituer un modèle de collaboration entre les Universités.

«Au regard du chemin parcouru ensemble, des épreuves bravées et prouesses réalisées dans une étroite collaboration, les Universités et Instituts Supérieurs Catholiques au Congo sont en train d’écrire de belles pages de leur histoire qui peuvent constituer un modèle de collaboration interuniversitaire et inspirer d’autres Institutions d’enseignement supérieur. Qu’il est beau et merveilleux de voir des Institutions sœurs travailler en synergie, en syntonie, en symphonie et en toute sympathie, pour un idéal commun, utile et bénéfique à l’Eglise, à la Nation et à la société, … »

Bref, notons que les Universités et Instituts Supérieurs Catholiques, à en croire aux discours de leurs dirigeants, s’insurgent contre toute sorte d’antivaleurs qui gangrènent le système éducatif congolais. Ils veulent saisir le taureau par les cornes et s’investir à façonner un type d’homme nouveau, utile aussi bien à la société qu’à l’Eglise. D’où, la méritocratie est mise à l’avant-plan, les PST et les PPT ne doivent pas exister.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.


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