À la Une
EXAMEN D’ETAT 2022: 54.000 FC exigés à Kinshasa comme frais de participation à la hors session
A travers son arrêté portant fixation des frais de participation aux sessions d’Examen d’Etat, Jury national, Jury provincial, ENAFEP et TENASOSP, signé le 09 novembre 2021, le Gouverneur de la Ville de Kinshasa a fixé les frais de participation à 54.000 fc pour la participation à la hors session, édition 2022.
Les parents sont tenus à débourser cette somme pour donner l’occasion à leurs enfants de travailler en toute quiétude.
En plus de ce droit de participation, les parents sont obligés de régulariser la situation de frais scolaires de leurs enfants au sein des écoles.
Aussi, faudra-t-il souligner, qu’au niveau de quatre provinces éducationnelles que compte la ville de Kinshasa, les frais d’inscription au rôle demeurent la condition sine qua non avant le paiement des frais de participation.
Il s’agit là de l’achat des fiches, appelées en terme technique Formules E.01, que les finalistes remplissent et qui servent à l’impression des diplômes d’Etat.
Contacté par la rédaction du CONGOPROFOND. NET, un préfet des Etudes, ayant requis l’anonymat, nous a déclaré ce qui suit : » Je suis allé au niveau de l’inspection provinciale pour verser les frais de participation, mais n’étant pas en ordre avec les frais des fiches, on ne m’a pas autorisé de les verser « .
Quelques jours avant la date du 23 mai 2022, dans le cadre des préparatifs de l’Examen d’Etat, le Directeur Provincial de Kinshasa-Tshangu, s’est exprimé à ce sujet à travers les médias, à l’issue de différentes sensibilisations organisées à l’endroit des écoles.
Ce matin déjà, notre rédaction a eu des échos de certains centres où une forte pression est exercée aux écoles non en règle.
Les superviseurs et chefs de ligne circulent avec des listes des écoles qui ne sont pas en ordre.
Somme toute, pour passer la hors-session, l’enfant doit être en ordre avec tous ces différents frais, notamment les frais scolaires, les frais de la fiche et de participation.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
