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Ève Bazaiba : « Félix Tshisekedi a reçu un cadeau empoisonné »

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Eve Bazaiba estime que Félix Tshisekedi a hérité d’un cadeau empoisonné de la part de Joseph Kabila, en acceptant de prendre le pouvoir qu’il sait pourtant être gagné par un autre candidat. C’est ce qui ressort de sa déclaration faite dans le cadre dune interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, au siège provincial du MLC à Kinshasa, en attendant l’effectivité du meeting de Martin Fayulu prévu ce lundi 21 janvier 2019.

La directrice adjointe de l’équipe de campagne de Martin Fayulu, qui est aussi Secrétaire Générale du Mlc, se dit sereine et croit que sa plate-forme va arriver aux vérités des urnes.

« Nous allons nous battre jusqu’à ce que nous allons obtenir la vérité des urnes », a-t-elle déclaré. « Ils disent que Fayulu n’avait pas gagné pour qu’ils nous montrent le cerveur central et on va voir qui a gagné. »

Et de poursuivre : « Félix Tshisekedi , n’a pas gagné et il le sait bien, on lui a montré qu’il était troisième dernière même Shadary, on lui a donné le pouvoir pour garantir les intérêts de la continuité »; « Mais qu’il sache que le pouvoir qu’on lui donne est un cadeaux empoisonné », a-t-elle martelé.

Pour Ève Bazaiba, la coalition « Lamuka » ne peut pas travailler avec Félix. Elle estime que Félix Tshisekedi exercera un pouvoir de corruption et d’iniquité. « Celui-ci n’est plus l’Udps que j’ai connu et dont j’étais membre; c’est maintenant une Udps afferiste », deplore-t-elle.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe

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L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.

À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants

De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.

Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Une intervention qui vire au drame

Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.

Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.

D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.

Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.

La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.

C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.

La peine capitale requise, verdict attendu

Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.

L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.

Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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