Actualité
Évasion au cachot de Tshimbulu: 6 détenus ont pris la poudre d’escampette !
Première évasion de l’année 2023 à Tshimbulu, deuxième ville du Kasaï Central, située dans le territoire de Dibaya. Au total, 6 détenus se sont évadés dans la matinée du dimanche 05 février 2023.
Le policier commis à la garde explique que c’était aux environs de 3 heures du matin que la scène s’est déroulée. » Nous avions 6 hommes dans le cachot, c’est vers les petites heures du matin que le chef de poste m’a appelé pour m’alerter que tous les détenus s’étaient évadés. Moi j’étais derrière vu le mauvais état que présente ce cachot, sans portes ni fenêtres pendant que ces malfrats cherchaient à s’évader. », explique-t-il.
Le cachot de Tshimbulu est une petite pièce de 3 m sur 4 érigée en prison sans fenêtre ni porte. Les pensionnaires font leurs besoins intimes à l’intérieur. Quant aux femmes détenues, elles passent nuit dehors aux côtés des policiers qui font la garde.
Jeff Mbuyi/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
