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Evasion à Makala : Évaluant l’ampleur des dégâts, Judith Suminwa ordonne la poursuite des enquêtes et recommande le respect des procédures dans le désengorgement des prisons

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La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a effectué, ce mercredi 4 septembre, une descente à la prison centrale de Makala, 48 heures après la tentative d’évasion des détenus.

La Cheffe du Gouvernement a personnellement inspecté les locaux de ce centre pénitentiaire de Kinshasa, afin d’évaluer l’ampleur des dégâts.

Elle était accompagnée de quelques membres de son Gouvernement notamment du Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, de la Ministre des Droits Humains Chantal Chambu Mwavita, du Vice- Ministre de la Justice Samuel Mbemba et celui de la Défense Samuel Adubango Awotho ainsi que de la Directrice générale adjointe de la Prison de Makala, Deko Madeleine.

Sur place, la patronne de l’Exécutif central a visité les pavillons 2, 3, 4 et 9, ainsi que le bâtiment administratif, la cuisine et le dépôt alimentaire incendiés lors de la tentative d’évasion qui, selon le bilan provisoire, a fait 129 morts, dont 24 par balles, et 59 blessés.

Dans le souci de mieux cerner le nœud du problème, Judith Suminwa a questionné plusieurs prisonniers qui ont pour la plupart confirmé que l’initiative est partie du pavillon 4.

Au pavillon 9 réservé aux femmes, la Première Ministre Suminwa a échangé avec quelques femmes, victimes de violences sexuelles lors de ce drame. Elle a insisté sur le ravitaillement des médicaments en urgence pour une meilleure prise en charge médicale de ces victimes.

« Pour moi, c’était aussi important de voir comment les choses sont entrain de se rétablir, j’ai visité quelques pavillons notamment celui des femmes. J’ai discuté avec qu’elles, il est important d’assurer la prise en charge médicale et l’alimentation parce que tout le dépôt qui servait de réserve en alimentation, a été brûlé, raison pour laquelle, il a été difficile de reconstituer le stock alimentaire des prisonniers mais là, je viens de vérifier, la cuisine est opérationnelle », a souligné la Cheffe du Gouvernement.

La patronne de l’Exécutif central annonce par ailleurs la poursuite du processus de désengorgement de la prison centrale de Makala comme prévu dans son programme d’Actions.

« Maintenant, il faut voir comment on va poursuivre le processus de désengorgement de la prison le plus rapidement possible en respectant la procédure évidemment, et les enquêtes vont continuer. Je pense que la commission que j’avais demandée au VPM de l’Intérieur de mettre en place dès que j’ai eu l’information, va aussi continuer son travail pour voir les différentes mesures qui sont entrain d’être prises, il faut donc laisser l’enquête suivre son cours », a-t-elle déclaré.

En attendant les résultats des enquêtes diligentées, la vie reprend peu à peu son cours normal à la prison centrale de Makala grâce aux mesures d’encadrement du Gouvernement central, sous la coordination de la Première Ministre.

Les agents de la Société Nationale d’Électricité travaillent d’arrache-pied pour rétablir au plus vite l’énergie dans cette prison, et la Cheffe du Gouvernement a donné des instructions pour une autonomisation de la ligne de cette maison carcérale afin de mieux sécuriser tous les prisonniers.

CELCOM PRIMATURE

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« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel

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Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple

Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.

Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.

À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.

Guerre dans l’Est : une nuance juridique

Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.

Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.

Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.

Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire

L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.

Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.

Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.

« La démocratie, c’est la majorité »

Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.

Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.

Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.

Une Constitution à refonder

Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.

À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.

Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.

Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement

Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.

Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.

Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.

Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique

À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.

Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.

Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale

Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.

L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État.  » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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