Actualité
Évasion à la prison de Tshimbulu ( Kasaï Central) : 29 détenus, dont 2 femmes, dans la nature !
La Nouvelle société civile de la Ville de Tshimbulu dénonce l’évasion de 29 détenus dans la nuit de ce jeudi 12 mai. Tous gardés dans un cachot commun Parquet-PNC, ces détenus vivaient dans des conditions inhumaines, alerte la NSC.
« Nous avons documenté 29 évadés dont 2 femmes, la Nscc Coordination Provinciale du Kasaï central 2 condamne avec fermeté cette iéme évasion dans ce cachot… », explique Augustin Mukenge Ntumba Shabantu.
Et de poursuivre: » C’est inadmissible. C’est petit cachot de 3m sur 4 regorge les détenus qui ont déjà fait, pour certains, plus 1 mois sans être jugés faute de la présence des magistrats, car le parquet de Tshimbulu compte un magistrat pour 5 territoires et ville de Tshimbulu. Nous déplorons les conditions de détention, ce petit cachot n’a ni fenêtre, ni WC, et les femmes en détention passent nuit dehors en présence des policiers de garde. Pendant la journée, les détenus pleurent comme les enfants faute d’aération. Et nous demandons que l’enquête soit faite pour établir les responsabilités », conclut le coordinateur de la NSC Tshimbulu.
Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
