Actualité
États Généraux des Sports : Le SG Okito fixe les nouvelles dates
Plus de peur que de mal ! Les États Généraux des Sports auront bel et bien lieu. Dans un communiqué du ministère des Sports, via le secrétariat général, les nouvelles dates de ces assises, auparavant prévues du 20 au 24 août, ont été rendues publiques.
En effet, le secrétaire général aux Sports, Barthélémy Okito, précise qu’elles vont se dérouler du 29 août au 3 septembre de l’année en cours.
Selon le nouveau programme :
• Dimanche 28 août 2022 : Départ de Kinshasa pour Kisantu par bus à
7h00′ à partir du stade des Martyrs;
• Du 29 août 2022 au 3 septembre 2022 :
– Cérémonie d’ouverture
– Travaux des Etats Généraux des Sports
– Cérémonie de clôture
Le 4 septembre 2022 : Retour de Kisantu à Kinshasa par bus à
15h00′ jusqu’au stade des Martyrs.
Notons que ces états généraux font suite aux contre-performances sportives enregistrées ces derniers temps, notamment dans le domaine du football. Lesquelles ont terni l’image de marque du pays, jadis considéré comme l’une des plus grandes nations du football du continent.
Ce rendez-vous des experts sportifs a pour objectif de réfléchir autour des sports afin de permettre au pays de faire un diagnostic global de la situation et de proposer une thérapeutique susceptible de redorer le blason terni du sports et des loisirs de la République démocratique du Congo.
Par ailleurs, voici les 6 thématiques retenues qui seront au centre de réflexion de ces assises
1. L’application et amendement de la loi sportive de 2011 ;
2. La Politique nationale des sports et le programme national de développement des sports ;
3. Les infrastructures et équipements sportifs ;
4. La formation, professionnalisation, financement, sponsoring et Marketing ;
5. Les stratégies relatives au développement des sports et des structures d’appuis au mouvement sportif ;
6. L’évaluation des états généraux des sports de 2008.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
