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États généraux des Mines: la RDC tient à remettre de l’ordre dans la boutique, Antoinette N’Samba à la manœuvre
Le go des travaux des états généraux des Mines a été donné ce jeudi 08 juillet 2021, à l’hôtel du gouvernement, par la ministre Antoinette N’Samba Kalambayi. Cette session bénéficie de la participation des personnalités, experts des mines, de la Société civile, etc. et vise à faire l’état de lieu, l’inventaire des minerais de la République Démocratique du Congo. Cet exercice va se faire depuis les différents sites d’extraction minière jusqu’à la commercialisation en vue d’établir les responsabilités et tirer les conséquences, comprendre pourquoi et comment la RDC, un pays potentiellement riche, mais dont les richesses ne contribuent pas au développement du pays et à changer les conditions de vie de son peuple.

Dans son discours d’ouverture, Antoinette N’SAMBA KALAMBAYI, déterminée à changer les choses dans l’administration des Mines, a demandé à l’assistance d’arrêter de perpétrer les fautes identiques et reconnues comme telles et de corriger ensemble les erreurs morales, techniques, financières et opérationnelles. » Nous devons gérer autrement, canaliser les ressources minérales de la République et orienter les recettes pour le développement », s’est-elle adressée directement à son Administration, lui rappelant qu’elle a une grande responsabilité de rélever le défi de la croissance, de l’émergence et du développement.
Faisant remarquer qu’il n’était pas normal que les privés dans le secteur minier réussissent là où l’administration et les entreprises publiques minières échouent de manière cyclique, la ministre des Mines a appelé les uns et les autres à avoir le courage de poser des bases pour un avenir « immédiat, responsable et honorable ». Pour ce faire, la ministre des Mines a, dans son allocution, également invité tout le monde à se référer notamment au Code et règlement miniers, guides de la bonne marche du secteur. Ces instruments de la bonne gestion des minerais devront être mis en application afin que chaque partie en tire ce que lui est reconnu en toute responsabilité.

Elle a poursuivi en disant qu' »ensemble, nous avons le devoir de passer de l’échec programmé à une stratégie de développement minier où le pays gagne, les investisseurs gagnent et où les communautés se construisent au-delà des réserves minières ». D’où son appel aux acteurs engagés dans le secteur minier à la prise de conscience de leur responsabilité.
Notons que les travaux des états généraux des Mines de la RDC vont durer 3 jours et se clôturent ce samedi 10 juillet. Ils vont mettre l’accent sur la guerre contre la fraude minière qui gangrène le secteur.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
