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ETAT ET EGLISE : l’ambivalence des rôles dans le contexte social RD Congolais ( Tribune de Célestin Ngoma Matshitshi, Analyste)

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Le secteur social en RDC se trouve dans une position qui ne peut en aucun cas échapper à la main mise de l’Eglise et prime son influence d’un impact très large surtout dans le domaine de la santé et de l’éducation où sa grande participation lui vaut le contrôle dipode.

La croyance chrétienne domine et ménage une bisbille régentant le duel entre un Etat laïc d’un côté et une nation distale de sa neutralité dans le secteur où l’Eglise câble sa participation.

L’Eglise conforte sa position ceinture qui extrait parfois certains privilèges régaliens et organise de facto un paysage encadré par des tensions froides qui de temps en temps court-circuitent la corde expiable de forces domestiquées par chacune de partie pour régaler l’épreuve de résistance.

A défaut d’avancer dans ce cirque, le Géant se distribue les qualités qui conquièrent de fois la virilité reconnue seulement à l’Etat, seul pouvoir organisateur de tous les secteurs vitaux du pays.

Le point de lance de cette irrégulière altercation dose exactement la densité de la gratuité constitutionnellement initiée et déclenchée par le Gouvernement ILUNKAMBA et carrément tétanisée par les étincelles d’une boude et plie dans ses caprices les draps d’autorité vicieux d’un montage d’épreuves maintenant en pive l’Etat qui a échappé par ce coup au sprint ordinaire en essayant de doubler de vitesse vis-à-vis de son premier partenaire dans ledit secteur. Ce contexte expose le pays dans l’expression du marathon sur lequel il ne s’était jamais entrainé et ce dernier dont le vestiaire est loin de serrer l’hospitalité embonpoint de son autonomie car pavane dans la cadence d’une dépendance vis-à-vis de l’Eglise qui détient presque les grandes infrastructures sanitaires et scolaires du pays, risque à une moindre manœuvre d’être sévère et pourrait immobiliser l’Etat qui s’est déjà lancé dans la course nettement accentuée par le défi de temps.

Face à une Eglise très palanquée par ses exigences scholastiques et d’un Etat préparé à gagner sa place dans la concurrence de rôle que lui propose son partenaire, quel point de lance faudra-t-on régler pour tracer un impact qui ne passe pas en dessous de ses assurances ? Jusqu’où l’Etat et l’Eglise vont poindre cette tentative de mensuration de force qui confirme une difficulté de contact de rôle souvent axé dans le musellement de l’un sur l’autre ?

Il y a pas mal des questions minutées dans ce contexte et parfois il y a plusieurs autres qui concernent ce problème.

Bien de questions d’ailleurs intéressent l’Etat et les citoyens dans une nation, elles sont des droits et libertés, du pouvoir et de son exercice. Celle de la religion, déjà se isolée par une distance sécurisée par les textes organisant le fonctionnement de l’Etat qui place l’Eglise dans une zone de relégation par son caractère moins déclaré dans les actions de l’Etat. Déjà le fait qu’il soit consacré dans la constitution la laïcité de l’Etat, l’Eglise se fait exclure dans une certaine mesure dans certains couloirs où l’Etat capitalise contrôle. L’inévitable est que l’Etat reconnaissant la puissance de l’Eglise évite dès le départ une concurrence qui peut gêner sa position vis-à-vis des toutes considérations. L’Eglise dans sa petite zone décroche de fois un pressing qui réussit à bouger la justesse de l’Etat, qui ensuite le met dans l’obligation de décaler le choix d’une réplique dure par rapport au rang de ses capacités ; L’Eglise à son tour n’accepte pas se faire mener et contraindre par rapport à ses hautes ambitions et surtout et donne vitalité à ses crochets courts qui lèvent le danger de tout le sens dans le but de maitriser sa réputation de ses conforts.

L’Etat reste le maître de lui-même et protège sa hauteur sur toutes lignes tandis que l’Eglise, millénaire d’ailleurs n’accepte jamais de souffrir de ses respects, qu’elle a construite depuis le temps au prix de plusieurs efforts. Ce qui indique clairement que entre l’Etat et l’Eglise chacun place ses ambitions dans les positions extrêmes qu’il est difficile de faire redescendre.

Dans ces conditions ils se rangent en sagittaires, l’un de l’autre. Seule la concession peut jouer la médiation, car chacun est tellement lourdement placé de son côté à telle enseigne que tous sont piqués sur leurs appuis qu’il est rare de le tacler et réussir à le déménager de leur zone. Il est évident que l’Eglise est la gardienne des ressources spirituelles et l’Etat est maître des ressources physiques.

L’Eglise a pleinement des moyens pour maintenir unis les citoyens et sert de ce fait une avant-garde de la société car travaille déjà en première intention sur tout ce qui rôde autour des valeurs avalanches de la concorde trônant la tranquillité sociale comme la vérité, l’amour de l’autre et la tolérance et dans ce sens l’Eglise porte à l’épaule tout ce qui converge vers l’unité sans baisser régime de la loi.

Ces aspects permet à l’Etat de ne plus forcer le désir de maintenir sa société dans la stabilité que toque les lois comme carte à conviction. C’est pourquoi Saint Thomas d’Aquin trouve les justes raisons qui touchent à l’angle de cette réalité en considérant la foi et la raison comme deux ailes qui permettent à l’Esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité. De cette manière donc, la foi et la raison demeurent deux facultés humaines distinctes et complémentaires qui donnent à l’homme l’accès à la vérité sur lui-même, sur le monde et sur Dieu. Car l’un se révèle (connaissance) et l’autre se matérialise.

Procédant par le chiasme de deux, c’est-à-dire entre la connaissance révélée d’un côté et celle causée de l’autre côté, le différentielle les fixent dans le sens que la dernière génère l’expérience par rapport à la première. La vocation même de notre nature s’enclin sur la vérité cosmogonique de l’existence matérielle qui n’est atteinte que par la raison naturelle, et ce, l’évidence dégage l’existence des vérités mystères cachés en Dieu, dont la prise de connaissance n’est qu’une propriété des révélations divines. Ce croisement décrypté dans la société idéale de Platon, qui distingue sa cité céleste de la cité terrestre dont l’intersection est l’idéal, où seule la raison est le fondement.

Même si pour Saint Augustin, la pure perfection de la Civitas Dei ne pouvait que souligner les tares de la cité terrestre, qualifiée de la « cité du diable ». Une cité par excellence extra civis divinis où les modalités de fonctionnement de l’être, sont avant tout politique, et ensuite varient selon le cours de temps. Cette cité lotis sur le pied d’une République conçue par Platon en guise d’une réaction épidermique face à la corruption qui s’élève de même côté que sa société et pourtant à l’envers il n’y aura jamais un arrêt de jeu, de cette maitresse réalité, car l’intelligence « politique » et l’art de la « gouvernance » serait quasiment tributaire du monde temporel et sensible et que c’est seulement en plongeant dans les profondeurs de la morale que la politique se ferait inventée d’une réputation sérieuse. Car les lacunes de la nature politique doivent être comprises dans le seuil de la différence de ce qu’on imagine d’autant plus que ses fondements ne sont que le prolongement d’une province d’activité de l’homme qui ne peut nullement se débarrasser de l’irrationnel et tous ses problèmes ne gravite que sur le champ d’action avide d’efficacité morale.

L’Eglise est sauf tout, ce surgeon qui féconde l’amitié brisée entre l’homme et son for intérieur, et au- delà, avec son Dieu. C’est aussi la voie par laquelle l’homme part à la recherche de sa suprématie, en guise de dominer sur sa condition. C’est de cette enseigne que jalonne ce que Marx soutien sans tarir dans « la prière d’un désespéré et orgueil humain » en indiquant que : « la prière suprême de l’homme est pour sa propre grandeur. Si l’homme est condamné à périr à cause de sa propre grandeur, ce sera la catastrophe cosmique, mais il mourra en être divin… »

Parler du rôle de l’Eglise sans s’intéresser à la métastase des sociétés qu’elle implique, c’est toucher vite à l’anode de ses impositions qui balancent parfois les équilibres situés dans la cheville de l’Etat. En réalité l’importance de l’Eglise dans toute société purement gérée par la politique, c’est férir la laïcité qui est déjà consacré par le principe de séparation entre ce qui appartient à Dieu et ce qui revient à César, surlignant ainsi le rapport entre César qui est une créature et Dieu le créateur par transcendance.

Notre constitution encre de reconnaissance envers l’Être transcendantal et lui
consacre une dédicace dans son préambule. Parce que les hommes aiment se servir au-delà de leurs appétits diminuant par occasion les limites, progresse le champ de liberté conventionnelle et plie en remontrance les excès qui rivent vers les influences qui se défont de tout contrôle, disons-le sans se voiler, l’Eglise est une institution dirigée par les hommes et de même l’Etat, et toute balbutient au rythme des séquelles de faiblesse de ces derniers. L’homme est donc le centre de toutes les régalades qui enveniment la situation qui fait tomber l’Eglise et l’Etat dans une étreinte serrée par le conflit.

Avec le progrès et ses exigences on tente parfois de remettre en cause la piste initiale du contexte de la première confiance qu’a gagnée l’Eglise dès ses premiers siècles. L’Eglise se fait parfois tapée abusivement par nos préjugées et pourtant elle est dans le schème de sa mission celle de réunir et dresser le confort vers ceux pour qui elle doit soutenir.

Hormis sa posture d’institution, l’Eglise est une composante de la société civile et est par conséquent partie prenante à tout le droit que consacrent les textes sur les libertés circonscrites par la loi. En l’occurrence, elle n’a aucun tamis qui limite le champ de son action dans le strict respect des lois. L’Eglise doit manifester, l’Eglise doit revendiquer et l’Eglise doit exercer toutes les possibilités de mouvement que reconnait la loi par rapport à toute organisation civile. Si elle décide de porter le combat de ses fervents fidèles en faisant face à la puissance de l’Etat, que cela ne gêne personne car être au milieu du village n’intime nullement l’abandon de ses convictions à soutenir tel ou tel autre côté selon que sa liberté de choisir le situe dans le pôle qui satisfasse une position attelée par une frange.

C’est un faux tir de croire que l’Eglise ne doit pas brancher l’opposition ou le pouvoir sur certaines questions qui concernent directement ou indirectement la vie collective. Ces sont des douces excuses de lui coller une coloration pour telle, parce que elle a soutenu une position, sa neutralité.

Comme majeur acteur social et premier partenaire dans l’éducation, adopter une mesure qui connecte son impacte par rapport à ses activités sans l’associer au préalable au consensus constitue une autre forme de tacle qui bouge ses lignes et il faut s’organiser à une préparation d’une résistance car il n’y a aucune douleur qui épargne la réaction. Déjà que l’Eglise est suspendue dans la latitude des hautes réputations, c’est déjà cinéraire de diluer ses ambitions pour combler l’audace des caprices politiques.

Au demeurant, s’il est incontestable que la gratuité de l’enseignement de base est salutaire pour tous, il n’est nullement moins incontestable que la précipitation , l’imprécision , l’amateurisme , et surtout le politisme dans sa mise en œuvre risquent d’envenimer davantage la situation sociale déjà polluée par la dévaluation du franc congolais.

La gratuité de l’enseignement ne doit pas conduire la qualité de l’éducation à un nivellement vers le bas.
Si toutes les écoles publiques se valent, il faut alors prendre pour unité de mesure celles qui se sont souvent mieux distinguées au cours de ces dernières décennies.

Au cas contraire, le principe de Stratification devrait s’appliquer de facto.

Cependant, l’Eglise, naissant des fondations humaines, n’est pas épargnée des exigences fixées par les conditions d’une existence au sein d’une société régie par les limites déjà posées et gérées par l’Etat, car nul n’est au-dessus de l’Etat et tout ce qui y existe est soumis à la solde de ses caprices.

Célestin Ngoma Matshitshi

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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